Vortex : Jacques et Agoria balancent 2 titres et nous expliquent cette folle collab'

Que se passe-t-il quand deux mutants de la musique électronique trainent dans le même labo ? Ils donnent naissance à un petit Frankenstein, soit dans le cas présent un EP de deux titres parfait pour le chill sur Pluton. Captés alors qu’ils passaient à proximité de la planète Terre, Jacques et Agoria ont pris le temps de nous expliquer comment sont nés ces deux morceaux faussement improvisés.

Comment est née la rencontre avec l’autre ?

Jacques : La première fois que j'ai rencontré Seb - il ne s'en souvient plus donc je vais plutôt parler de la deuxième fois - on était booké ensemble dans un festo à Lille, et je sais plus comment on en est arrivé à parler du cours de méditation Vipassana que j'avais suivi quelques mois plutôt. Seb voulait se lancer là-dedans alors il m'a rappelé pour en parler et je crois que c'est comme ça qu'on s'est revu… Je sais plus. Ah non : après il m'a booké à sa soirée "Agoria Invites" avec Michael Mayer, c'était super intimidant de jouer avec des darons et il m'avait dit : "Fais exactement ce que tu veux." Alors je l'ai pris au pied de la lettre et ce jour-là, j'ai fait un de mes premiers live complètement improvisé.

Agoria : Je me disais que si un jour je devais faire Burger Quizz, j’aurais aimé que ce soit avec lui !
 

Qu’est-ce qui, dans le travail de l’autre, vous a séduit ?

Agoria : Même si l’improvisation est son truc, il réfléchit beaucoup à sa mise en place.
Il n’y a pas de hasard dans l’improvisation ! C’est tellement dur de concilier les deux, de se réinventer constamment… He is the master.

Jacques : Je ne pense pas que notre relation soit basée sur une admiration mutuelle de nos talents musicaux. Je pense même que la musique a finalement assez peu d'importance entre nous et que je l'apprécie plutôt en tant qu'ami. Et même si je reconnais que c'est un très bon producteur, je kiffe surtout la façon qu'il a de rider la life avec le sourire. Le mec tourne depuis 25 ans sans prendre de drogues, voyage partout dans le monde, collabore avec les gens qu'il kiffe et promeut sa vision du monde avec son label et ses disques.

Si vous deviez résumer son travail en 3 mots ?

Agoria : Râpe à fromage, cascades et vortex.

Jacques : LESS IS MORE. C'est ce que j'ai appris de cette collab et quand je fais du son maintenant, je me rends compte à quel point j'ai pu être "grossier" dans le sens où parfois j'ai une idée de morceau et au lieu de travailler pour juste la mettre en scène, en fait je la gâche en essayant de la faire cohabiter avec ce qui pourrait être un autre morceau. Avec Seb, c'est une idée = un morceau. Et moi je suis d'accord avec ça, justement parce que je n’arrive pas encore bien à le faire. LESS IS MORE c'est aussi laisser de la place à l'auditeur au sein de la musique et quand t'écoutes les musiques d'Agoria, c'est produit d'une façon hyper tendre pour les oreilles des gens, et y‘a plein d'espace entre les éléments, plein de temps entre les évènements, c'est pas du tout chargé ou agressif.

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