Une réédition sanglante du "Let it Bleed" des Stones pour ses 50 ans

Pour fêter l’album qui a enterré les sixties, voici 5 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur le huitième album des Stones, qui ressort le 1er novembre en version augmentée.

Depuis « Beggars Banquet » sorti en 1968, les Rolling Stones ne sont plus les mêmes. Jagger est devenu le diable, Brian Jones est devenu un fantôme et les pierres qui roulent sont dans une phase où tout leur réussit, ce qui leur permet d’enchaîner quatre albums cultes, dont « Let It Bleed ». Le 1er novembre, le disque ressort en version « deluxe » : le coffret contient une version en mono et en stéréo, mais aussi un vinyle, un livre relié de 80 pages et des photos inédites du groupe. L'album de Gimme Shelter, Love In Vain et You Can’t Always Get What You Want regorge de petites anecdotes aussi croustillantes qu’un plat de Cyril Lignac. La preuve. 

Restons dans la nourriture. Le gâteau sur la pochette de l’album a été réalisé par Delia Smith. Deux ans plus tard, elle sort son premier livre de cuisine (How to Cheat at Cooking) et devient par la suite l’une des cuisinières les plus connues du Royaume-Uni. L’idée de cette pochette a été initiée par Robert Brownjohn, connu pour avoir créé la fameuse séquence d’ouverture de l’un des meilleurs James Bond : Goldfinger sorti en 1964. Sur celle-ci, on peut y voir un gâteau avec un pneu, des Stones en figurines et un vinyle. 

Des étoiles dans les yeux. L’un des tubes de l’album est le titre d’ouverture Gimme Shelter. Mais c’est aussi le nom d’un documentaire sur les Stones et la tournée de novembre et décembre 1969, au même moment que la sortie du disque. Dans l’équipe de tournage, un certain George Lucas faisait partie de la liste. Sa caméra s’est d'ailleurs bloquée durant le fameux concert du Festival d’Altamont et aucune de ses images n’a été utilisée dans le cut final. Le futur réalisateur de Star Wars avait un mauvais pressentiment avant le début du show : « Dès notre arrivée sur le site, on a su qu'il allait y avoir des problèmes. Beaucoup de gens étaient en noir, l'ambiance était pesante… ». Résultat : 1 mort. 

Stones Vs Beatles. Le nom de l’album n’a rien à voir avec « Let It Be » des Beatles, pour la simple et bonne raison que « Let It Bleed » est sorti six mois avant. D’après le NME, ce choix viendrait de Keith Richards. Explications : pour mettre fin à une dispute entre Mick Jagger et le producteur Jimmy Miller, Keith, les doigts en sang à force de jouer de la guitare, aurait dit qu’il ne pouvait pas tenir longtemps, et qu’il fallait se dépêcher (et donc arrêter de s’engueuler) pour terminer le morceau.

Festin. Pendant l’enregistrement, les Stones fumaient beaucoup de cannabis. Arrivé l’heure du dîner, autour de 17h30 en Grande-Bretagne, personne n’était réquisitionné pour aller chercher cinq fish and chips au coin de la rue. Non. Deux vans se garaient non loin et les plats défilaient, comme se souvient Al Kooper, qui jouait du piano et du cor d’harmonie. « Il y avait des plats que je n’avais jamais vu dans un studio : des cotes d’agneaux, différents curries, de superbes desserts. Un rêve pour des fumeurs de cannabis. » Attendez, les desserts, c’étaient ceux de Delia Smith ?

Voir rouge. Enfin, Jagger annonçait parfois le morceau éponyme Let It Bleed lors des concerts de cette manière : « Voici maintenant une chanson que je dédie à toutes les filles qui ont un Tampax ». Classe. 

La réédition de "Let It Bleed" (50th Anniversary Limited Deluxe Edition) sortira le 1er novembre 2019 chez ABKCO Records. Le boxset comprend notamment une réplique du 45 tours Honky Tonk Women/You Can’t Always Get What You Want, un poster, des lithographies et un livre de 80 pages. For fans only.

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