Temples serait-il plus fort que MGMT ?

Frisottis, réverbes et look seventies : les deux groupes ont bien des points communs mais le chemin pris par Temples semble nettement plus sûr que celui de MGMT. On vous explique pourquoi.

Avantage MGMT. Il y a dix ans, les BFF Ben Goldwasser et Andrew VanWyngarden sortaient, sous le nom de MGMT, un premier album exceptionnellement bon, « Oracular Spectacular ». Énorme carton, qui aura pour conséquence de rendre le rock psyché mainstream. Puis, sur « Congratulations » (2010), le groupe décide de prendre ses distances avec les paillettes en empruntant la voie du garage rock, si coloré qu’il remporte encore la faveur du public. Mais c’est avec « MGMT », en 2012, que le duo américain avoue ne plus trop savoir comment il s’appelle. Depuis, pas ou peu de nouvelles.

MGMT vs Temples : égalité. La même année, Temples se forme dans les Midlands. À sa tête, deux autres meilleurs amis du monde : James Bagshaw et Thomas Warmsley. Le premier a des faux airs de Marc Bolan et cultive la chevelure bouclée hippie, comme VanWyngarden en son temps pas si lointain. Et leur premier album, « Sun Structures » (2013), se révèle lui aussi être un manifeste de pop psyché remontant aux plus belles heures des sixties – mais en invitant boîtes à rythmes et machines. Si le succès est au rendez-vous, beaucoup doutent alors de la pérennité de Temples. Effet de mode ?

Jeu, set et match. À tort, comme en témoigne aujourd’hui l’excellent « Volcano ». Là où MGMT a voulu contredire ceux qui les aimaient en les grattant avec du papier de verre, Temples ouvre davantage les chakras en puisant dans ce que les seventies avaient de plus trippant. Le groupe anglais ingère beaucoup moins de drogues que Goldwasser et VanWyngarden, répond avec sérieux aux interviews et obéit à des règles de travail perfectionnistes qu’il s’est lui-même fixées. En ce sens, il suit les traces de Tame Impala qui a réussi, dans son dernier album « Currents » (2015), à marier funk et psyché avec un sens du sex-appeal ébouriffant. Et si des Foxygen détournent le processus parodique pour tirer meilleur parti de leurs mélodies, Temples s’impose comme les nouveaux rois du néopsyché : il le modernise tant et si bien qu’il le hisse à un niveau de mysticisme pop assez fascinant.

« Volcano » de Temples sortira le 3 mars chez Heavenly Recordings.

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