Quand Spike Jonze réalisait les meilleurs clips au monde

Mercredi, c’est le jour des sorties au cinéma. Un milieu que Spike Jonze connaît parfaitement. Mais derrière « Dans la peau de John Malkovich » et « Her » se cache également l’un des clippeurs les plus cotés de ces trois dernières décennies.

Parmi les grands. À l’instar de Michel Gondry, d’Anton Corbijn ou de toute l’équipe de Propaganda Films (Michael Bay, David Fincher), Spike Jonze a d’abord œuvré dans le monde du clip avant d’investir le long-métrage. L’une des premières fois, c’était en 1992 avec 100% de Sonic Youth. Déjà, le réalisateur américain étalait sa passion pour le skateboard (normal pour un mec qui a travaillé en tant que photographe pour TransWorld SKATEboarding), son intérêt pour les riffs cradingues et son sens du casting  on y découvre par exemple Jason Lee (My Name Is Earl), pas le plus célèbre certes, mais aussi, et Jonze aura le nez plus fin, Sofia Coppola (Elektrobank des Chemical Brothers) et Aziz Ansari (Otis de Kanye West et Jay-Z).

Des clips à la pelle. Depuis, Spike Jonze a réalisé plus de soixante clips, la plupart pour des artistes de renom : Weezer (Buddy Holly), Björk (It’s Oh So Quiet, en hommage aux comédies musicales de Gene Kelly), Daft Punk (Da Funk), Yeah Yeah Yeahs (Y Control) et toute une flopée pour les Beastie Boys. Le plus marquant ? Sabotage, où l’Américain reprend à sa sauce tous les codes du cinéma d’action des années 1970 et se voit nommé dans cinq catégories aux MTV Video Music Awards de 1994.

Espace de liberté. La force de Spike Jonze, finalement, c’est d’avoir toujours su mettre en scène des séquences cultes, osées. On peut penser à Drunk Girls de LCD Soundsystem, où James Murphy chante à côté de pandas terrifiants.

On peut penser également à Praise You de Fatboy Slim, où le réalisateur apparaît à l’écran et étale son goût pour les caméras cachées et les happenings.

Enfin, on peut penser à l’immense Weapon Of Choice où Christopher Walken, l’acteur charismatique de King Of New York, se lance dans une danse improbable durant presque quatre minutes. « C’est très ironique de voir un acteur que j’aime pour ses rôles de psychopathes jouer dans mon clip et faire cette danse stupide sans sa folie habituelle. Ça m’a fait rire et c’est pareil pour tout le monde. »

Toujours plus haut. Dans une interview à Higher Frequency, Fatboy Slim a bien raison de rappeler toute l’étrangeté de ce clip, récompensé d’un Grammy Award en 2002. L’Anglais, absent le jour du tournage à cause de la naissance de son fils, n’est de toute façon pas le seul à être surpris par l’approche de Spike Jonze. Après tout, un mec qui a produit Jackass et a réalisé Where the Wild Things Are ne peut qu’être imprévisible. Et se permettre aujourd’hui de revenir au clip uniquement pour des gros projets qui lui permettent de tester, de progresser et de collaborer avec les plus grands : Kanye West et Arcade Fire, notamment. Ce qui pose l’ambition du bonhomme.

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