Solange publie par surprise "When I get home", un album gigantesque

19 titres en 39 minutes, une dream team de guests avec Sampha, Tyler, The Creator, Panda Bear ou encore Pharrell… Pour son quatrième album, l’Américaine a vu les choses en grand. Très grand. Et prouve qu’elle n’est plus la sœur de personne.

Décidément, on aime bien les surprises chez les Knowles. D’habitude, quand il est question de buzz, de clips inattendus au Louvre ou de stades gigantesques à remplir, les yeux se tournent plus facilement vers l’ainée, Beyoncé, ou vers son mari avec qui elle forme le super couple Marvel, The Carters.

Peut-être qu’histoire de couper court à cette surmédiatisation, Solange Knowles, 32 ans, a veillé à garder secret ce quatrième album, "When I get home", disponible sur toutes les plateformes de streaming depuis vendredi matin. Écrire qu’il s’agit d’une bombe est un euphémisme. Un simple coup d’œil au casting du généreux tracklisting (19 titres, un double album en soit) permet de lire les noms de Pharrell Williams (le mec est partout), Sampha (le pote doué de Solange), Raphael Saadiq, Metro Boomin, Blood Orange, Panda Bear (qui intervient sur 4 titres), Playboi Carti ou encore Tyler, The Creator, qui produit un titre engagé (My skin is logo) et gère les chœurs sur deux autres.

Pour le dire très clairement, sur le papier ce n’est rien d’autre que la crème de la soul et du rap anglo-saxon. Ne manquent que Kamasi Washington et Thundercat pour boucler la boucle ; mais même en l’état, c’est déjà un tour de force et la preuve que le prénom Solange est plus important que son nom.

Un Français dans les crédits. La découverte du titre d’ouverture de l’album, Things I imagined, a quelque chose de familier. On reconnaît les claviers du Français Chassol, autre génie dans son genre qui a d’ailleurs déjà ouvert pour Solange sur la tournée précédente. Vérification faite : c’est aussi lui sur When I get home. Crédité en tant que coproducteur de deux titres et co-compositeur d’un troisième (Can I hold the mic), il apporte une musicalité inédite dans l’œuvre de Solange, ainsi qu’un parfum de jazz matiné de soul. On a parfois l’impression, en écoutant ce quatrième album de Solange, de loin le plus abouti, d’être revenu à l’époque où Stevie Wonder publiait son mythique double album « Songs in the Key of Life », rempli de groove, de joie, de refrains et d’expérimentations.

Et il est clair que, sans vouloir forcément comparer les deux sur tous les plans, Solange est de loin la plus expérimentale des deux sœurs Knowles. Plus que jamais, elle représente avec Childish Gambino le futur de l’Amérique ; une Amérique volontaire, métissée et aventureuse. Le vrai « great again », celui qui ramènerait aux années Motown, c’est elle.

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