Si vous ne connaissez pas Parquet Courts, alors vous avez raté votre vie

Le groupe indé américain, qui joue ce soir sur la scène de l’Elysée Montmartre à Paris, réussit à attirer les foules avec une formule simple : des chansons directes entre rock à papa et punk à trois accords.

Master My Craft. Si vous n’avez jamais entendu parler de Parquet Courts, alors vous êtes passé à côté de l’un des meilleurs groupes indé de ces 10 dernières années. En cinq albums, les Américains ont donné un second souffle au rock avec des disques et des concerts énervés, féroces et intenses. Mais l’histoire débute un peu avant la formation du groupe en 2010. Quatre ans plus tôt, le guitariste Andrew Savage forme Teenage Cool Kids et sort trois (très bons) albums. En parallèle, cet hyperactif lance un autre groupe, Fergus & Geronimo, plus expérimental. Mais c’est en 2010 avec son nouveau groupe de l’époque qu’il va tout défoncer : Parquet Courts. 

Débuts tonitruants. Les premières démos arrivent vite (elles sortiront sur le disque « American Specialties » en 2011) suivies d’un vrai premier album en 2012. Andrew Savage crée un micro label (Dull Tools) et Parquet Courts sort le disque via cette plateforme, dans l’indifférence presque totale. Il faudra attendre qu’un autre label le réédite (What's Your Rupture?) en 2013 pour que Parquet Courts attire l’intérêt de la sphère indé. On parle alors d’un « concentré de fraîcheur et de brutalité dans un anonymat bien injuste ». On les compare à Pavement, Télévision et The Fall, soit des monstres de l’indie.

En roue libre. Maintenant bien lancé, le groupe continue donc son bonhomme de chemin. L’année suivante, Parquet Courts sort l’excellent « Sunbathing Animal » sous une pluie de 5 étoiles et de 8/10. Désormais signé sur Rough Trade, le groupe devient le fer de lance de toute une génération. Ils sont par exemple contre les réseaux sociaux, ils ne donnent pas beaucoup d’interviews et sont loin de se prendre pour des rockstars. La musique, un juste milieu entre ballades avachies et rock frénétique, parle d’elle-même et réussit la prouesse de toucher tout le monde, du fan de proto-punk hardcore à celui (ou celle) qui va tous les étés à Rock en Seine. 

Médicament. À travers ses chansons, Parquet Courts essaie parfois d’expliquer leurs opinions. Comparés à « Sunbathing Animal » écrit pendant les tournées, et qui dépeint les sentiments liés à la vie de musicien, les prochains disques sont plus politiques (Andrew se considère comme un anti-capitaliste). « Human Performance » en 2016 mais surtout « Wide Awake! » en 2018 viennent, chacun à leur manière, décrire un monde « malade ». « Quand on pense que des personnes éduquées ont voté Trump pour ne pas voter pour les autres mais aussi par simple intérêt pécuniaire, ça fait froid dans le dos. Ce qui se passe dans notre pays est dramatiquement compliqué. Et partout ailleurs », confiait Andrew dans une interview. On connaît un remède : écouter Parquet Courts. Et les voir sur scène. 

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