Bon sang, mais jusqu'où ira Moha La Squale ?

Depuis juillet, Moha La Squale s'est fait 185000 amis sur Facebook, a accumulé les milliers de vues sur YouTube et balancé une vingtaine de freestyles dignes de ce nom. Ça en fait une figure qui compte dans le rap français.

Le rituel. En novembre dernier, Moha La Squale balançait un nouveau clip sur YouTube : Thug Life. Un freestyle posé sur l’instru de Can’t C Me de 2Pac, qu’il débute ainsi : « Je vendais de la drogue sur du 2Pac. » Et qu’il ponctue de petites phrases telles que : « C’est que le début d’une nouvelle ère », « pour la suite, mois je suis curieux / j’espère juste faire des euros, des euros et des heureux » ou « toutes les maisons veulent me signer / toutes les maisons veulent s’endetter / le talent parle, le travail fait ». Vantard, mais pas entièrement faux, tant Moha La Squale, un peu à l’image de Lorenzo, l’autodérision et le second degré en moins, a rapidement assimilé les codes du rap et rassemblé autour de lui une fan base solide, vouée à s’agrandir.

Shakespeare In Love. Il y a encore quelques années, rien ne laisser pourtant présager que ce jeune homme du quartier de La Banane dans le XXe arrondissement parisien aurait un rôle à jouer au sein du rap français. En cause, un parcours atypique et décousu : le deal à l’adolescence, les allers-retours à la prison de Fleury une fois la majorité venue, puis les débuts au cinéma dans La Graine, un court métrage de 20 minutes diffusé sur ARTE en 2015, l’inscription au Cours Florent sous les conseils du réalisateur belge Barney Frydman et la découverte des œuvres de Shakespeare, dont ce jeune parisien revisite l’un des plus célèbres personnages le temps d’un morceau.

Piège de freestyle. Aujourd’hui, Mohamed (son vrai prénom) a 22 ans, est en deuxième année du Cours Florent et a réussi à imposer son personnage : Moha La Squale, donc, un mec brut, sans demi-mesure, passionné des mots et capable d’enchainer les rimes acerbes et les clips (systématiquement réalisés par 420 Workshop) avec une régularité remarquable. Une vingtaine de freestyles ont été balancés depuis juillet et tous nourrissent un goût du verbe précis, de la provocation et de l’interprétation changeante. Au point que l’on se dise, à la manière de Michel Drucker, mais avec un peu plus d’enthousiasme : vivement dimanche prochain !

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