Ryan Gosling est-il le Julien Doré canadien ?

Grand favori des Oscars ce week-end, le premier est plus connu pour ses rôles au cinéma que pour ses chansons torturées. Le second, c’est l’inverse. Suffisant pour établir des connexions entre les deux ? Jack a mené l’enquête.

Si on entend déjà les fans de Ryan Gosling et de Julien Doré s’offusquer  à la lecture de cette question, il existe bien quelques éléments de comparaison entre le Canadien et le Français : l’âge (ce sont des enfants du début des années 1980), le sex-appeal (ce sont les beaux mecs de leur génération) ou leur intérêt pour la musique et le cinéma – le premier accumule les rôles de premier choix et s’essaye au rock entre deux projets hollywoodiens, le second enchaine les tubes et tente, tant bien que mal, de percer dans le cinéma français.

Ryan Gosling a toutefois un avantage sur son homologue français : à 9 ans, l’éternel acteur de Drive tentait déjà sa chance dans un concours de chant et de danse, avant d’intégrer, deux ans plus tard, le Mickey Mouse Club aux côtés de Britney Spears, Justin Timberlake ou Cristina Aguilera. Ce qui a étrangement plus de panache que d’avoir remporté à 24 ans le même trophée que Christophe Willem ou Steeve Estalof. Avantage Ryan, plus précoce.

Musicalement, Ryan Gosling semble également avoir des arguments à faire valoir. Pas seulement parce qu’il joue lui-même les scènes de piano dans La La Land ou parce qu’il interprétera un musicien dans le prochain film de Terrence Malick (Song To Song), mais bien parce qu’il a publié en 2009 un très bon album de rock aux côtés de son pote Zach Schields, sous le nom Dead Man’s Bones. Les influences sont à chercher du côté de TV On The Radio, Radiohead ou Brian Eno. Les douze morceaux réunis sur le disque ont été enregistrés en live et les deux compères, unis sur la foi d’une passion commune pour le Manoir hanté de Disneyland, ont séduit la critique, Les Inrocks allant jusqu’à classer « Dead Man’s Bones » parmi les 15 meilleurs albums de l’année. Là encore, avantage Ryan, plus worldwide.

De son côté, Julien Doré semble parfaitement conscient de l’écart qui le sépare encore d’une coolitude à la Ryan Gosling. En 2013, dans une interview à Gala, il admettait avec humour avoir avoir « tenté de mettre un cure-dents dans la bouche en montant en voiture », tout en reconnaissant que « ça ne fonctionnait pas pareil » et qu’il était de toute façon « moins sollicité que Ryan Gosling ».

Verdict : Ryan gagne la partie, en attendant qu’il se plante (enfin!) quelque part et que Julien Doré rattrape son retard avec une adaptation française de N’oublie jamais.

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