Que reste-t-il de John Coltrane 50 ans après ?

Le 17 juillet 1967, John Coltrane disparaissait des suites d’un cancer. Cinquante ans après, sa musique continue de faire fantasmer les nouvelles générations de jazzmen, biberonnées aux transes cathartiques du saxophoniste américain.

Il suffisait d’assister à la dernière édition du festival Jazz à Vienne début juillet pour saisir l’importance de John Coltrane chez ses contemporains et ses héritiers. D’un côté, il y avait Archie Shepp et Pharoah Sanders, dont les tribute entretenaient avec brio le lyrisme des œuvres de l’auteur de My Favorite Things. De l’autre, il y avait Shabaka Hutchings, saxophoniste britannique dont les inclinaisons spirituelles soutiennent la comparaison avec celles de son modèle américain.

Jazz libre. Aussi persistants soient-ils, ces hommages ne semblent pourtant jamais excessifs, tant John Coltrane a marqué l’histoire du jazz, suscité de nombreuses vocations et transcendé les fondations de la Note Bleue. Ça s’entend dès la fin des années cinquante, où il profite de trois albums fureteurs (« Blue Train », « Soultrane » et « Giant Steps ») pour dévoiler des harmonies complexes, de celles que seul un maître de la mélodie de sa trempe semble pouvoir exposer. Ça s’entend également sur ses albums signés chez Impulse! à partir de 1961 : d’« Africa/Bass » à « A Love Supreme », en passant par « Live At The Village Vanguard », tous ces disques se tiennent éloignés d’une routine et ouvrent ainsi mille perspectives à ceux qui les écoutent.

Figure tutélaire. Ça s’entend enfin dans ses collaborations, à l’image d’« Ascension », qu’il enregistre en 1965 aux côtés d’artistes aussi chevronnés que Pharoah Sanders, Marion Brown, Archie Shepp et John Tchicai. Tout ça a posé les bases d’un style « Coltrane », une patte que plusieurs générations de jazzmen ne se sont pas privés d’expérimenter. Car, si les choses ont bien changé dans le jazz depuis sa disparition en juillet 1967, Sons Of Kermet, Matana Roberts, Ambrose Akinmusire ou encore Kamasi Washington, eux, vouent visiblement toujours la même passion aux compositions de l’Américain, dont l’ambition était finalement assez simple : que Dieu lui « donne les moyens et le privilège de rendre les autres heureux à travers la musique ».

Mission brillamment accomplie, comme le prouve la playlist ci-dessous, scindée en deux : d’un côté, des titres originaux, de l’autre, des tribute à John Coltrane.

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