Qui es-tu Glints, nouveau déjanté du rap belge ?

Des samples d'Ennio Morricone, une voix à la Mike Skinner, des morceaux interprétés à dos de cheval ou avec des chiens tout mignons dans les bras : inutile de dire que Glints dénote dans le paysage musical actuel. Son parcours également, sur lequel il revient pour "Jack" afin de nous aider à comprendre comment un homme peut passer d’une chorale d’opéra à un rap tout en décalage et flamboyance.

Le pote Belge. En début d'année, on disait de la musique de Glints qu'elle trahissait « une certaine passion pour le rap anglo-saxon (Mike Skinner en tête) et pour le 7ème art ». On se basait alors sur le sample d'Ennio Morricone dans Gold Veins, et sur le clip qui en découlait, tout en décalage et en écriture cinématographique. Lemonade Money, le nouveau single du Flamand, longtemps soutenu par l'Ancienne Belgique, mythique salle de concert située en plein cœur de Bruxelles, entretient la même idée : celle d’un rap hybride, qui célèbre la débrouillardise et les pas de côté d’un artiste à la recherche « de la beauté dans la laideur ».

Indépendance d’esprit. Depuis ses débuts, en 2015 avec la sortie d'un premier EP éponyme, Glints a surtout pour ambition de rester fidèle à ses envies, d'avancer sans compromis. Le discours est entendu, presque cliché tant on ne compte plus les artistes dégainant ce propos à la moindre interview, mais il semble coller parfaitement à sa démarche :

« Ce n'est pas que je veuille spécifiquement créer une image surréaliste ou folle de moi, c'est juste que je fais toujours ce que j'aime. Pour moi, monter sur une vieille voiture, monter à cheval ou porter un chien mignon dans les bras, c'est surtout une façon de détourner certains clichés du hip-hop et les tourner en dérision. Cela n'aurait aucun sens pour moi d'avoir un clip avec une Maserati et un pitbull, tout simplement parce que ce n'est pas moi. Ce n'est pas ma vie. »

Touche-à-tout. La vie de Jan Maarschalk Lemmens, est celle d'un passionné de musique, un mec qui a chanté dans la chorale de l'opéra, intégré une école de musique (« même si je n’aimais pas ça », précise-t-il) et monté son premier groupe à l'âge de 13 ans. Depuis, l’Anversois a découvert Mike Skinner (The Streets), à qui les médias le comparent souvent, et les musiques électroniques. « J'ai vraiment aimé des artistes comme Aphex Twin, Burial, Flying Lotus ou Mount Kimbie, confirme-t-il. J'ai toujours aimé la musique hybride, qui puise dans différents genres et, depuis le premier jour, j'ai toujours cherché à combiner ce que j'aime dans les musiques électroniques avec ce que j'aime dans le hip-hop. »

En clair, ne comptez pas sur Glints, dont le premier album est prévu pour le 6 mars, pour être le nouveau Roméo Elvis ou le nouveau Damso : « Chacun de mes morceaux représente mon univers et mon microcosme. C'est une représentation colorée de ma personnalité. »

Crédits photo : Thor Salden.

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