Quelles sont les 10 meilleures B.O. du rap français ?

« Black Snake », le nouveau film de Thomas Ngijol, débarque sur les écrans avec un argument de poids : une B.O. composée d'inédits de rap français (Dinos, Oxmo, Dosseh, Orelsan). Pas une première : ces 25 dernières années, d’autres longs-métrages, essentiels ou non, ont proposé la même formule. Voici les plus réussies.

La Haine (1995)

Oubliez les morceaux de Bob Marley ou Zapp & Roger présents dans le film. Place ici à IAM, Expression Direkt, Sté Strausz et Ministère A.M.E.R. pour une B.O. publiée quelques semaines après la sortie de La Haine et inspirée par les différentes séquences du film de Mathieu Kassovitz. À l’exception de L’état assassine d’Assassin, mais il fallait bien une entrave à la règle.

Ma 6-T va crack-er (1997)

Ce n’est un secret pour personne, on voue ici une admiration sans faille à la B.O. concoctée par White & Spirit. De son casting typiquement 90’s (2 Bal 2 Neg, Mystik, Stomy Bugsy, Passi, Assassin) aux grands classiques qu’elle a fait émerger (Retour aux pyramides des X-Men), en passant par un propos foncièrement connecté avec la rue, tout est parfait. Mais bon, on ne va pas refaire l’histoire, on en parlait déjà longuement ici.

Taxi (1998)

Un gros budget, un projet orchestré par Akhenaton, un temps limité et une ambition : mettre le rap marseillais sur la carte du hip-hop français et dans la tête du grand public. Qui découvre alors La vie de rêve du 3ème Œil, le flow mélancolique de Chiens de Paille (originaire de Cannes) et la science du tube R'n'B de Def Bond. Résultat : 300 000 exemplaires écoulés et une formule répétée (avec plus ou moins de réussite) à chacune des suites de la saga.  

Comme un aimant (2000)

Là encore, on peut dire merci à Akhenaton, qui pilote le projet de bout en bout. Et, comme sur Taxi, se permet toutes les fantaisies : inviter le gratin de la scène rap sudiste (Psy 4 De La Rime, Chiens de Paille et IAM, forcément), placer quelques grands noms de la soul (Isaac Hayes, Cunnie Williams) et convier des compositeurs de musique napolitaine traditionnelle (Mario Castiglia). Autant dire que Comme un aimant marque par son audace. Et par la présence d'un tube, improbable : Belsunce Breakdown de Bouga.

Samouraïs (2002)

Certains films seraient déjà tombés dans l'oubli s'ils n'étaient pas sauvés in extremis par une B.O. exigeante. Samouraïs fait partie de cette catgéorie. Sniper, Saïan Supa Crew, La Rumeur, Stomy Bugsy, Casey ou encore La Rumeur, tous permettent à ce navet du cinéma français du début des années 2000 de conserver un petit intérêt en 2019.

Banlieue 13 (2004)

La présence de MC Jean Gab'1 au casting n'a pas suffit à faire du film de Pierre Morel un chef-d’œuvre. Mais c'est un classique, d'une certaine façon. Un peu comme sa B.O., finalement, qui contient quelques moments d'anthologie (Résistant d'Iron Sy) et tout un tas de rappeurs bankable de la première moitié des années 2000 : Rohff, Diam's, Lino, MC Jean Gab'1 ou encore Nuttea.

Sheitan (2006)

Tête pensante du collectif Kourtrajmé, Kim Chapiron connaissait déjà tout un tas de rappeurs au mitan des années 2000 : Oxmo Puccino, Rim’k, La Caution… Ils avaient clipper des morceaux avec ou pour ces mecs-là. Alors, quand il s’agit d’illustrer musicalement son premier film, le Français fait forcément appel à la crème des MC qui l’entourent. Le tout pour un résultat hybride, en phase avec l’ambition pop et électronique de formations telles que TTC et La Caution.

L'instinct de mort et L'ennemi public n°1 (2008)

D'un côté, Jean-François Richet, réalisateur de Ma 6-T va crack-er. De l'autre, Mesrine, figure fantasmagorique du rap français, maintes fois citée par de nombreux MC (Seth Gueko en tête !). Forcément, les deux films du premier (L'instinct de mort et L'ennemi public n°1) consacrés au second devaient être accompagnés d'une B.O. street. Et ça n'a pas manqué : X-Men, Seth Gueko, Rohff, Nessbeal, Rim'k, Veust ou encore Mokless, avec l'essentiel Le temps d'une balle, ont répondu à l'appel et aux prods de White & Spirit. Mention spéciale également au sample de Polnareff sur Mourir libre de TLF.

Comment c’est loin (2015)

On n'aime pas forcément les comparaisons, mais il faut bien l'admettre : Comment c'est loin est bien mieux ficelé que Dans tes rêves, le film avec Disiz sorti en 2004. Et ça se ressent jusque dans sa B.O., façonnée presque intégralement par les Casseurs Flowters. On dit "presque", parce qu'il y a une surprise : un duo entre Akhenaton et Wiley. Ça aurait été honteux de ne pas le mentionner.

Tueurs (2017)

Allez, on triche un peu. Après tout, les Belges ont eux aussi leur compilation phare, sortie en 2017 et portée par tous les pontes de la scène locale de ces dernières années : Damso, Roméo Elvis, Isha, Hamza, Krisy ou encore Caballero & JeanJass. Pas rien.

Et pour écouter la B.O. de Black Snake, c'est juste en dessous :

 

 

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