Producteur de Björk et pote de Kanye West, Arca a tout pour vous séduire

Avec Arca, la musique des années 2010 et des décennies futures a trouvé une gueule, un savoir-faire sonore et un toupet qui a déjà séduit les plus grands, de Björk à Kanye West. Reste une question : qui est donc cet étrange producteur vénézuélien ?

L’acrobate. Il y a quelques jours, Arca partageait le remix du morceau sync composé par le Japonais Ryuichi Sakamoto, et confirmait ainsi un goût du grand écart séduisant mais peu commun au sein d’une industrie qui n’aime rien de moins que de mettre les artistes dans des cases. À 27 ans, le Vénézuélien, lui, s’en cogne. C’est un touche-à-tout, un producteur aussi bien capable de bosser sur des productions R&B (FKA Twigs, Frank Ocean), hip-hop (Kanye West, Mykki Blanco), électro (Brodinski) et expérimentales (Dean Blunt) que d’être dans les petits papiers de Björk, dont il a produit deux albums : « Vulnicura » et le dernier « Utopia », à paraître en novembre.

L’avancée solitaire. N’importe quel apprenti en communication l’affirmera volontiers : l’Islandaise est bien plus qu’une simple ligne sur le CV d’Alejandro Ghersi, c’est une véritable rencontre. En studio pour l’enregistrement de « Vulnicura », c’est elle qui lui conseille notamment de s’essayer au chant, de ne plus se contenter de musiques purement avant-gardistes et d’assumer pleinement sa personnalité : celle d’un jeune homme élevé au sein de la classe moyenne de Caracas et officiant désormais au cœur de la scène queer new-yorkaise, dont il défend régulièrement les droits ; allant même jusqu’à performer sur scène en bas résille.

« J’existe en accord avec le chaos.« 

Queer center. Il suffit de toute façon de jeter un œil aux pochettes de ses différents albums (celles de « Xen » et « Mutant » sont particulièrement angoissantes) pour comprendre à quel point Arca ose absolument tout, se fout de l’orthodoxie pop et cultive un attrait particulier pour les cultures souterraines. « J’existe en accord avec le chaos, la destruction et l’agonie que représente le fait d’être vivant », disait-il en 2014 au magazine Dazed. Cinq mois après la sortie de son dernier disque (l’éponyme « Arca », impressionnant de maîtrise dramatique) rien n’a changé. Si ce n’est que l’on est encore plus hanté – Arca est bien trop à part pour rester indifférent – et profondément touché par cette schizophrénie musicale qui est au cœur de son histoire, de son personnage et de sa discographie.

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