Pour ses 20 ans, Stardust réédite ‘’Music sounds better with you’’

Le 20 juillet 1998, la French touch tirait ses dernières munitions grâce à un tube sorti de nulle part et composé par Thomas Bangalter, Alan Braxe et Benjamin Diamond. Vingt ans plus tard, le hit accidentel fait peau neuve et sera bientôt dispo pour la première fois sur les plateformes streaming.

Le fruit d’un hasard. C’est l’histoire d’un morceau qui n’aurait jamais dû sortir. On l’oublie, mais Music sounds better with you est le fruit d’un pur hasard : en 1995, Thomas Bangalter, l’homme avec toujours un coup d’avance, crée son propre label, Roulé, où il publie au compte gouttes des maxis de House, et sample même pour rigoler Claude François. Trois ans plus tard, début 1998, Alan Braxe vient d’y publier un titre nommé Vertigo.

Des répétitions s’organisent au Rex Club avec Bangalter (aux claviers et à la basse) et Benjamin Diamond (au chant). C’est là, au détour d’un jam, que nait ce morceau après que le trio est tombé sur un sample du Fate de Chaka Khan. A single is born. Et les trois garçons ne le savent même pas.

1998, année électronique. Enregistré à la hâte (« un lundi matin », dixit Diamond) au studio des Daft Punk, la démo devient alors rapidement le symbole d’une France à qui tout réussit : l’équipe de Foot vient de gagner la Coupe du Monde, la croissance est enfin revenue sous le gouvernement Jospin et pour la première fois de l’histoire, la musique « made in France » s’exporte partout. Le clip de Music sounds better with you, réalisé par Michel Gondry, fait lui aussi le tour du monde et les trois musiciens décident d’apparaître déguisés comme des robots, en hommage aux Rockets, un groupe méconnu de la disco française. Carton plein.

Un tube à 2 millions de copies. C’est là qu’intervient, deux décennies plus tard, le double effet Kiss Cool. Pour fêter cet anniversaire, Bangalter, Braxe et Diamond viennent d’annoncer que le morceau allait connaître un gros lifting. En mai dernier, les trois papes de l’électronique se sont retrouvés en studio à Paris, comme à l’époque, afin de donner une seconde jeunesse à ce morceau qui, finalement, n’a pas beaucoup vieilli : « En réécoutant le titre, on a eu l’impression qu’il avait pris un petit coup de vieux, témoigne Alan Braxe pour Billboard, donc on a simplement tenté de faire une petite mise à jour avec des compressions discrètes ça et là. »

Le truc le plus génial dans l’histoire ? Stardust, projet ô combien éphémère, disposerait de cinq ou six démos enregistrées à l’époque, dans l’optique d’un album… qui ne verra finalement pas le jour. « La raison d’être du label Roulé de Bangalter, c’était de publier des morceaux underground », explique Braxe, philosophe. Dit autrement : tant pis pour l’album, qui restera dans les cartons à jamais. De quoi faire encore monter la cote de Stardust auprès des fans. Et c’est vrai que même 20 ans plus tard, la musique sonne toujours mieux avec eux.

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