Le plus cher (et étrange) des disques des Beatles est à vendre

Ça s’appelle « Yesterday and Today » et il vous faudra craquer plus de 150 000 € pour le poser sur votre platine.

De la viande et des bébés. Les collectionneurs et fans des quatre garçons dans le vent (il en reste) peuvent passer un coup de fil à leur banquier ; un  de la discographie des Beatles refait surface ces derniers jours grâce à la mise en vente d’un exemplaire ayant appartenu à John Lennon. L’objet en question, c’est « Yesterday and today », un album à mi-chemin entre la compilation et l’album original, initialement publié en 1966 pour le territoire américain. Signe distinctif : une pochette absolument délirante où Paul, John et leurs copains prennent la pose avec des tenues de bouchers, des restes de viande et des bébés décapités sur la pochette. En toute logique, le disque fait immédiatement scandale à sa sortie et hérite du surnom de « Butcher Cover ».

Une vraie boucherie. Alors en pleine Beatlesmania, l’Amérique des années 1960 découvre les quatre Anglais et le label Capitol, un peu opportuniste, s’amuse à rafistoler des morceaux publiés sur différents albums, en Angleterre. Sur « Yesterday and today », on retrouve donc des tubes comme Drive my car, Yesterday, Day Tripper, etc. Un travail de cochon, en fait, mais qui n’est rien face à la session photo complètement lunaire où les gendres idéaux de l’Oncle Sam deviennent subitement des meurtriers. 750 000 copies seront pressées avant que Capitol, face au tollé suscité par les fans américains (déjà bien puritains), ne colle à l’arrache une nouvelle photo sur l’objet du délit. Munis d’un fer à repasser, les plus vicieux la décolleront à la vapeur, pour faire réapparaitre l’image censurée.

Enchère chère. Cinquante ans après, une copie de Lennon, offerte en 1972 au collectionneur Dave Morrell, sera proposée aux enchères en novembre via Heritage Auctions. Le disque pourrait bien être adjugé, selon le directeur musique de la maison d’enchères, autour de 170 000 €. Une somme rondelette qui aurait pu encore être plus élevée : à l’époque du shooting, Lennon déclara que sa première idée était de… décapiter Paul McCartney. « Mais il n’a pas voulu ! » On se demande bien pourquoi.

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