Le meilleur (et surtout le pire) des investissements des rappeurs américains

Kanye West, Jay-Z, 50 Cent, Puff Daddy, tous ont multiplié les investissements ces dernières années, plus dans l’optique d’accroitre leur compte en banque que leur fanbase. Certains l’ont fait avec réussite. D’autres, en revanche, se sont lamentablement vautrés.

Les nouveaux riches. Parmi les plus belles réussites, on peut bien sûr citer Dr. Dre, le « premier rappeur milliardaire » depuis qu’Apple a racheté ses casques Beats By Dre en 2014 pour trois milliards de dollars. Il y aurait bien évidemment des tas d’autres exemples à évoquer, comme Snoop Dogg avec sa marque de cigare (Executive Branch), Pharrell et son entreprise écoresponsable (Bionic Yarn), Rick Ross et sa franchise de fast-food spécialisée dans le poulet (Wingstop) ou encore Chamillionnaire, qui a d’abord revendu Maker Studios à Disney (pour 500 millions de dollars) avant d’investir dans Upfront Venture, une entreprise spécialisée dans l’investissement.

« Je ne suis pas un homme d’affaires, je suis une affaire. » (Jay-Z)

Mais il y a surtout Jay-Z qui, avec Tidal, s’est définitivement imposé comme un entrepreneur modèle (pour rappel, la vente de sa marque de vêtements Rocawear lui avait rapporté 204 millions de dollars en 2007). Du coup,  il valide plus que jamais cette punchline prononcée sur Diamonds From Sierra Leone Remix : « Je ne suis pas un homme d’affaires, je suis une affaire. »

Risqué business. Ce qui n’a pas empêché le monsieur de Beyoncé de parfois se planter en beauté. En 2008, par exemple. Cela fait un an que Jay-Z bosse sur un projet d’hôtels de luxe à New York (J Hotels). Sa société a investi plus de 52 millions de dollars dans cette affaire, mais la nouvelle tombe : à cause de la crise économique, le MC est obligé d’abandonner… Qu’il se rassure, des mecs comme Kanye West ou Puff Daddy ont également fait de grosses boulettes. Le premier en investissant 7 millions de dollars en 2011 dans Turntable.fm, un réseau social permettant de partager de la musique avec ses amis ; le second en s’associant avec Ashton Kutcher dans le financement d’une plateforme de visiophonie (Tinychat), qui ne parviendra jamais à s’imposer face à la concurrence (Chatroulette, SnapChat). On a connu ces trois-là plus finauds.

Get Rich or Die Tryin’. La critique vaut aussi pour 50 Cent qui, après avoir fait fortune en 2007 en revendant ses parts dans une boisson vitaminée à Coca-Cola, se déclare en banqueroute en 2015 et se voit obligé de procéder à la liquidation de son entreprise de promotion de matchs de boxe. Bon, c’est surtout un moyen pour le rappeur du Queens de régler ses dettes, mais ça en dit long sur la volonté des MC à faire constamment flamber la carte bleue. Quitte à se planter parfois. Comme Master P qui, en dépit d’une fortune estimée à 380 millions de dollars en 2016, n’a pas toujours bien géré ses placements. Ses chips personnalisées, son jeu vidéo inspiré de GTA (Get Money, forcément) et ses téléfilms de seconde zone en témoignent : être rappeur-entrepreneur peut être un métier à haut risque.

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