Pépite, l'interview pop

Après un premier EP en forme de voyage, les Pépite reviennent avec « Renaissance », un deuxième effort qui tient le cap : entre pop expé et recherche du tube. Rencontre.

Vous avez un son plein d’ornements, parfois grandiloquent. Il paraît pourtant que vous enregistrez dans une cahute. C’est vrai ?

Edouard : Oui, on a un studio chez ma mère à Chaville (78) dans une petite cabane de jardin. Ça nous permet d’enregistrer de manière indépendante. En général, Thomas laisse des maquettes à base de claviers qui contiennent déjà bien l’esprit des chansons, puis je repasse dessus.

Thomas : Le fait qu’on puisse se rendre 24H/24 au studio nous permet aussi de faire beaucoup d’arrangements. On est vraiment libre là-dessus, et c’est peut-être ce que tu trouves « large » dans notre son. 

Il y a une envie du tube romantique dans vos chansons et en même temps une recherche. Un peu comme si étiez entre Christophe, Frànçois & the Atlas Mountains et Flavien Berger.

Thomas : Bien sûr. J’aime bien la musique expérimentale mais j’aime aussi les chansons populaires. Quant à la comparaison avec Flavien Berger, c’est un honneur. Son deuxième EP et son album sont des disques qu’on a beaucoup écoutés au moment où on commençait le groupe.

Edouard : Et puis on est proche des Frànçois. Ce sont des gars de Charente, où on traîne beaucoup. J’y ai une batterie, et on transporte en voiture un minimum de matériel pour pouvoir enregistrer n’importe où. Pépite voyage beaucoup en France.

« Je crois qu’on commence à faire de la musique pour les filles »

Au départ Pépite c’est un groupe pour draguer ?

Thomas : Un peu. C’était une chanson en réaction à une histoire que j’avais traversée. Alors si je pouvais draguer avec, pourquoi pas. De toute façon, je crois qu’on commence à faire de la musique pour les filles. Soit parce que tu es triste à cause d’une fille, soit parce que tu veux les attirer… les attirer en concert !

Alors « Renaissance », votre nouvel EP, de quoi est-ce la renaissance ?

Thomas : C’est le retour à la vie et à la ville. On revient du premier EP qui était maritime et qui dessinait une sorte de voyage assez nostalgique. Peut-être que la suite sera un voyage plus historique, ça m’inspire en ce moment. Enfin, je ne vais pas faire un cours d’histoire…

Comment vous êtes-vous retrouvés chez Microqlima, ce jeune label qui a déjà une couleur assez précise avec Isaac Delusion et l’Impératrice par exemple ?

Thomas : Le 15 juin 2015, on ouvre notre Soundcloud avec deux morceaux, puis on joue au Pop In à Paris deux semaines plus tard. Les gars de Microqlima sont venus, ils avaient entendu notre musique et nous ont proposé un deal très rapidement. En septembre on avait des rendez-vous avec plusieurs labels, mais Microqlima nous avait charmé. Ils ont un discours raisonnable, cool, mais motivé.

Au fait, pourquoi ce nom de Pépite, si ce n’est pour briller en société ?

Thomas : On pensait aussi à Bellevue, mais c’était déjà pris. Donc on allait sortir les morceaux et on n’avait toujours pas de nom… Quand quelqu’un en soirée nous suggère « Pépite », on s’est dit okay !

Edouard : C’est aussi une expression qu’on utilise tout le temps. Ici, ce bar où l’on se parle… C’est pas trop pépite.

« Renaissance », le second EP de Pépite est chez les bijoutiers de mıcroqlıma records.

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