Pell pourrait bien être votre nouveau rappeur préféré

Nouvelle signature du mythique label Payday Records, ce fan de Kanye West impressionne sur « chirpin' », premier extrait d'un EP (« girasoul ») qui a toutes les chances de marquer cette fin d’année. Ceux qui passent à côté le regretteront.

Ça buzz. Le fait qu’un label aussi emblématique que Payday Records (Jay-Z, Jeru The Damaja, Gang Starr) ait été obligé d’aller dans le Mississippi pour dénicher de nouvelles pépites en dit long sur le déclin du son boom-bap propre à New York et à cette structure au croisement des années 1990 et 2000. Il faut dire que, depuis la sortie de son premier album en 2014 (« Floating While Dreaming »), Pell, qui a quitté sa Nouvelle-Orléans natale en 2005 suite à l’ouragan Katrina, a de sacrés arguments à faire valoir : plus de 50 millions de streams, un EP produit en 2015 par la tête pensante de TV On The Radio (Dave Sitek), des concerts en première partie de Kehlani ou Kindness, des clips où figurent Daye Jack ou G-Eazy, et des collaborations avec des artistes aussi divers que Boyz Noize, AlunaGeorge ou Danny Brown.

« Dream rap ». Le CV, on est d’accord, a de quoi séduire les plus exigeants. Et il ne demande qu’à s’étoffer. Déjà, parce qu’il est amplement mérité pour quiconque a déjà tendu une oreille attentive à son flow dynamique, ses jeux de mots habiles et à ses sonorités hybrides que les médias américains ont rapidement étiqueté « dream rap ». Mais aussi parce que sa récente signature sur Payday Records (filiale de la major Sony) devrait lui ouvrir quelques portes. Dans une interview à XXL, l’Américain en a d’ailleurs pleinement conscience : « J’avais l’impression que leur infrastructure et l’expertise de l’équipe étaient quelque chose dont j’avais besoin. »

L’avenir est à lui. On ne sait pas si c’est parce qu’il a appris à jouer de la guitare et du piano ces derniers mois, mais son dernier single, chirpin’, voit en tout cas Pell explorer de nouvelles pistes. Les influences de Kanye West (période « 808s & Heartbreak ») et A Tribe Called Quest se font toujours entendre, mais l’ambiance se veut désormais plus décontractée. Logique quand on sait qu’il n’essaye pas « d’être profond », par crainte « de devenir ennuyeux » ou de perdre un peu de son identité. Qu’il se rassure, il y a suffisamment de singularité au sein de l’EP « girasoul » pour que l’on n’ait qu’une envie : entendre la suite. Des morceaux à la Pell, donc.

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