Une pause clope avec Cigarettes After Sex

À 24 ans, Greg Gonzalez laisse tomber son vieux rêve (devenir compositeur pour film) et quitte l’école pour se lancer seul dans la musique. Quelques années plus tard et après un buzz millionnaire ("Nothing’s Gonna Hurt You Baby"), il sort en juin son premier album taillé pour le cinéma. Explications.

Ta musique a quelque chose de très filmique. Et à te lire, on dirait que tu es plus sensible au cinéma européen, non ?

J’ai grandi avec des films américains et je les aime mais il y a un point de vue différent dans les films français et italiens, plus proches de ce que je veux faire artistiquement. Il y a une profondeur dans la manière de traiter des sujets, dans l’esthétique, la captation des détails. C’est un truc d’atmosphère. Mes premières compositions étaient dans une veine Erasure, New Order ou les premiers albums de Madonna. Mais mes paroles principalement basées sur les relations amoureuses ne tenaient pas là-dedans ha ha. Il me fallait un cadre plus « lent ».

C’est impressionnant comme Nothing’s Gonna Hurt You Baby (2012), qui t’a fait connaître, est proche de ton album dans le son. Tu as enregistré de la même manière, en écrivant au dernier moment ?

Je pense toujours que c’est une bonne méthode d’écrire la nuit de la veille ou le jour même de l’enregistrement. Avant, j’enregistrais tous les instruments seul en home studio. C’était aussi une solution financière : un ordinateur, de l’overdub et voilà. Mais pour cet album je voulais faire quelque chose de simple et spontané, en groupe. On a enregistré live, comme sur les disques de jazz que j’aime, « Kind of Blue » de Miles Davis en tête, et les disques Sun que j’ai pu avoir.

Tu as grandi à Brooklyn, dans une ville très cinématographique. Penses-tu que ta musique aurait été différente dans une autre ville ?

Humm… C’est intéressant de se le demander, d’autant que j’ai trouvé le batteur et le bassiste à New York. Mais je crois qu’on a trouvé notre son, ce qui nous permet d’enregistrer n’importe où. Comme Motown enregistrait des disques partout.

C’est dingue comme ta voix est basse alors qu’on pourrait penser que Cigarettes After Sex est chanté par une fille. Tu fais quelque chose ?

Je suis complètement d’accord avec toi. Mais je ne fais rien de spécial, juste un peu de reverb’. La voix est naturelle et enregistrée live. J’ai juste trouvé ma manière de chanter avec Cigarettes After Sex. Mais c’est pas ma voix parlée, non non. 

L’album de Cigarettes After Sex justement nommé « Cigarettes After Sex » sortira le 9 juin chez Partisan Records et Pias. Sortez les briquets.

Vous aimerez aussi

  • Qui sommes-nous

    Pour en savoir plus sur JACK
    VOIR LA PAGE
  • Newsletter

    Le meilleur de JACK dans votre boîte mail

  • Contact

    JACK aime les projets, idées, remarques, mais aussi les câlins
    CONTACTEZ-NOUS