On connaît enfin la liste des plus gros vendeurs du rap français

Grâce au travail d’archiviste du rédacteur en chef de "Rap En France", la guerre des chiffres est déclarée. Contrairement aux apparences, les vainqueurs ne sont ni Orelsan, ni NTM, ni PNL. Ouais ouais ouais.

MC Solaar ne bouge pas de là. S’il est bien un registre musical où les chiffres ont leur importance, c’est dans le rap. Après tout, c’est bien normal : le genre dominant dans les charts n’a à ce jour rien trouvé de mieux que les records de vente pour savoir qui pèse, littéralement. Et c’est justement parce que la guerre fait rage entre Kaaris et Booba sur des chiffres (de vente, de likes sur Instagram, de 0 sur le contrat du combat, etc) que le rédacteur en chef de Rap En France, Stéphane Fortems, a décidé d’offrir à la planète rap l’infographie qui lui manquait. Pour cesser immédiatement le teasing, c’est Mc Solaar, indétrônable, qui arrive en première position.

Priorité aux anciens. En se basant sur les scores de ventes dits « physiques » (CD, K7, vinyles) et digitaux (plateformes d’écoute en streaming, YouTube, etc), Stéphane Fortems est arrivé à la conclusion que l’étonnant top 3 était composé de Claude MC (1er), IAM (2ème) et Jul (3ème). Ce qui permet de conclure que les deux premiers, ayant débuté leur carrière au début des années 1990, peuvent compter sur des discographies plus vieilles que celles des rookies en rimes. Une ancienneté qui permet à chacun de leurs come-backs (celui de Solaar avec « Géopolitique » fut gagnant) de séduire de nouvelles générations, en plus des quadra nostalgiques qui refusent de décrocher de Caroline ou Demain c’est loin.

Plus inquiétant pour les puristes : les dinosaures du rap, respectivement près de 3,1 millions et 2,7 millions de ventes, sont désormais talonnés par Jul et Maitre Gims, preuve que même à l’heure du stream, leur popularité n’est plus à faire.

PNL ? Ils sont onzièmes. À peine quatre places devant Passi (!!!) avec un petit million d’exemplaires, les frères Ademo et N.O.S. sont loin, très loin derrière. La faute, majoritairement, à une discographie encore fraiche – et dont on doute qu’elle s’étoffe dans les années à venir. À noter que Diams (10ème) est la seule femme de ce top et qu’en dépit de son succès en 2017, Orelsan est bon treizième.

De quoi calmer tous ceux qui confondent buzz et bizz, finalement.  

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