Le nouvel album de Foster the People expliqué par le groupe

Après trois ans d’absence, Foster The People est de retour avec « Sacred Hearts Club », un nouvel album aux inspirations variées, du hip-hop au figures du punk en passant par l’actualité. Passage en revue des influences avec le groupe.

L’influence du « Donuts de J Dilla. « C’est la bible de la production hip-hop et on l’a beaucoup écouté en préparant « Sacred Hearts Club », ça et le disque d’Anderson .Paak et les deux derniers Kendrick Lamar, reconnaît Isom Innis, le clavier du groupe. « Certains titres de « Torches » possédaient déjà cette influence hip-hop, mais cette fois, nous sommes allés encore plus loin dans les programmations : en studio, on a aligné sept boites à rythmes d’époques différentes, des années soixante à aujourd’hui, et on a joué par-dessus ces boucles pour trouver de nouvelles idées. On est parfois allés à la limite de l’extrême. »

The Beach Boys. « Il y a quelques années, on avait passé quelques jours avec les Beach Boys avant les Grammy Awards. À la fin de la semaine, ils étaient comme des frères ou des oncles pour nous », se souvient Mark Foster, le chanteur-leader de Foster The People, qui paie sa dette à la famille Wilson sur la sunshine pop de Static Space Lover et Time To Get Closer. « J’ai grandi en écoutant de la musique classique et les Beach Boys, puis je me suis ouvert à d’autres courants, du hard-rock à l’électro en passant par New Order, Blur et Bowie. Les influences peuvent être partout autour de toi. Si tu ouvres les yeux, les oreilles et que tu es touché par quelque chose, ça finira par se retrouver dans ce que tu écris. Mon travail de songwriter consiste à exprimer ce que les autres ne voient pas. »

Sid Vicious et Nancy Spungen. Le couple tragique du punk est cité dans Loyal Like Sid And Nancy, un des titres les plus surprenants de « Sacred Hearts Club ». « Sid a poignardé Nancy à mort, mais il y avait un pacte entre eux : ils s’étaient jurés que si l’un d’entre eux devait mourir, l’autre devait le rejoindre et c’est qui s’est passé quand Sid a fait une overdose quelque mois plus tard. C’est une preuve de loyauté, et aussi une métaphore de l’amour profond qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. »

L’actualité. « Depuis deux ans, on se réveille presque tous les jours en découvrant une nouvelle tragédie dans les news », constate Mark Foster. « Il y a les attentats, les fusillades et on a aussi perdu beaucoup de musiciens importants comme Prince ou David Bowie. Il faut ajouter à tout ça la montée du nationalisme et du racisme un peu partout dans le monde… En tant qu’artistes, notre rôle n’est pas de montrer du doigt et dénoncer ces choses, mais d’offrir un peu d’évasion. « Sacred Hearts Club », c’est un album positif et rassembleur qui voudrait exprimer l’idée que les choses ne sont pas si sombres et que la différence peut être la plus belle chose qui soit. »

Foster the People, « Sacred Hearts Club », (Columbia/Sony Music), sortie le 21 juillet.

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