Le néo metal made in France existe-t-il toujours ?

Pleymo revient pour fêter ses 20 ans lors de deux concerts les 23 et 31 mars 2018, au Trianon et à l'Olympia. L’occasion de revenir sur un mouvement quelque peu fourre-tout : le néo metal. Le genre est-il (enfin) mort en France ?

Pour beaucoup, le néo metal ou nu metal  est un genre qui ne devrait pas être associé au Metal. Cette sous-catégorie, créée par les médias pour y ranger des sons nouveaux mêlant guitares plus rock, effets sonores à tendance électro et quelques passages en voix rauque, est loin de plaire aux vrais métalleux. Technicité, attitude et agressivité, trois critères primordiaux que les groupes de néo metal mettent parfois allègrement de côté et dont le rendu est édulcoré.

Rock à bermuda. Mais au-delà de la définition du genre, il y a des groupes pour qui cette étiquette de néo metal a été l’occasion de faire découvrir leur musique jusque-là inclassable. Si aux États-Unis Deftones, Korn, Limp Bizkit et Papa Roach (pour ne citer qu’eux) sont clairement  les ambassadeurs de ce genre beaucoup plus commercial, fut un temps où la France n’était pas sans reste. La fin des années 1990 a vu à l’époque apparaître un paquet de formations aux influences parfois trop diverses. Entre R’ap, R’n’B, Rock, Metal, Grunge voire Jazz, les styles se mélangent et ne font parfois pas bon ménage, comme ce fut le cas avec l’album « Désobéir » d’Enhancer.

Acmé d’Aqme. En France, ETHS, Aqme, Enhancer, Pleymo, MyPollux, sont les premiers groupes qui viennent à l’esprit. Principales références du néo metal français (ce que certains contrediront sûrement), la plupart ont tout de même réussi à conserver (parfois difficilement) leur place sur scène jusque dans les années 2010 et au-delà. Si MyPollux a laissé définitivement tomber le micro, Eths officialise sa séparation  en 2016, tandis qu’Aqme se lance dans une tournée tout au long de 2017 à l’occasion de la réédition de leur premier album « Sombres Efforts ». Ne parlons même pas d’Enhancer qui, depuis 2013, fait poireauter ses fans en leur faisant miroiter un possible retour du groupe. Quant à Pleymo, eh bien, même si le groupe ne faisait qu’une pause de dix petites années, les voilà qui reviennent en mars 2018 pour un concert unique au Trianon. Pour une seule et unique date, retenez bien.

Tourner en rond. Mais concrètement, pour répondre à la question : le néo metal made in France est mort. Ou du moins, serait-il préférable pour le genre qu’il continue à faire semblant de l’être. Si Aqme écume toujours les scènes, ce n’est que grâce à la réédition de leur premier succès de l’époque, car depuis leur dernier album « Dévisager Dieu » en 2014, rien de neuf à proprement parler. Certes, on ne va pas se désavouer non plus, le nu metal a existé pendant un certain temps à travers l’hexagone mais malheureusement (ou heureusement) pour lui l’électro punk a pris le dessus. On pense tout de suite à Shaka Ponk, qui comme ses prédécesseurs, s’essouffle hélas lui aussi, doucement mais sûrement. Encore un genre musical made in France voué à disparaître.

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