Quand Luc Besson faisait des clips

Alors que « Valérian et la cité des mille planètes » sort en salle aujourd’hui, retour sur un passage souvent oublié du CV de Luc Besson : les clips musicaux.

Multipass. Luc Besson est un touche-à-tout, un de ces cinéastes qui, non content d’avoir su réaliser quelques chefs-d’œuvre (Léon, Le Cinquième Élément, Le Grand Bleu), a toujours voulu s’essayer à d’autres expériences. Depuis les années 1980, on l’a ainsi vu mettre au point des spots publicitaires, produire un paquet de long-métrages plus ou moins recommandables, se rêver en patron d’une société de production de films (EuropaCorp) et tenter de se faire un nom dans le clip musical.

Un homme de confiance. Tout le monde l’a oublié, mais la première fois, c’était en 1984 pour Isabelle Adjani et son célèbre Pull Marine, suivi quelques mois plus tard d’une collaboration avec Richard Berry pour Visiteur. Autant dire que Luc Besson ne traite pas avec les seconds couteaux, il vise les stars. Et les récompenses : en 1985, Pull Marine obtient en effet la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip et encourage le réalisateur français à renouveler l’expérience.

Et il aime clipper avec des personnes de confiance, généralement. Comme lorsqu’il réalise Mon légionnaire pour un Gainsbourg rencontré quelques années plus tôt lors du tournage avec Adjani, ou Que mon cœur lâche pour une Mylène Farmer qu’il apprécie – au point de l’inviter en 1991 sur le tournage d’Atlantis et de lui offrir un rôle quinze ans plus tard dans Arthur et les Minimoys.

Mélomane sensible. Maintenant que sa carte de visite lui permet de bosser avec des gros budgets (100 000 euros pour Que mon cœur lâche) et des vedettes américaines, Luc Besson se paye le luxe en 2003 de réaliser le clip de Love Profusion de Madonna, avec qui il projette même d’écrire une comédie musicale. Sans suite. Déjà parce que le scénario ne convient pas à la Madone, mais aussi parce que Besson ne marche finalement qu’au coup de cœur. Si bien qu’il n’a réalisé qu’un clip depuis.

C’était en 2009, c’était pour L’impasse de Kery James, ça été fait gratuitement (paraît-il) et ça terminait de prouver que Besson, derrière ses grosses productions, reste un mélomane sensible. On parle quand même d’un mec qui a offert à Eric Serra ses meilleures partitions, qui a osé produire un film de Mathias Malzieu (chanteur de Dionysos) et qui vient de bosser avec Rihanna. Jamais des seconds couteaux, on vous dit.

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