Les « supergroupes », c'est vraiment une bonne idée ?

Des stars qui forment un groupe de superstars avec d'autres stars. Sur le papier, tout est somptueux. Mais ce n'est pas si simple.

Cheat Code. À première vue, on pourrait considérer les supergroupes comme un moyen pour plusieurs artistes d'asseoir définitivement leur domination en unissant leurs forces. Un peu comme a tenté de le faire le couple royal Béyoncé/Jay-Z en formant The Carters - avec un succès mesuré. Le supergroupe, c'est du sérieux, à ne pas confondre avec le featuring ou le canon, qui ne sont que des collaborations éphémères. Ici, on parle albums et tournées. Comme un groupe normal, à la différence près que le supergroupe ne commence pas au niveau 1 et possède déjà une sauvegarde au niveau 40 avec un équipement du tonnerre.

L'histoire nous a livré des associations oniriques. The Raconteurs, par exemple, combine Jack White des White Stripes avec les géniaux Brendan Benson, Jack Lawrence et Patrick Keeler. Audioslave, c'était Chris Cornell, leader de Soundgarden accompagné des trois-quarts de Rage Against The Machine. Ces mêmes trois membres ont enfin formé les Prophets of Rage, bien accompagnés de B-Real de Cypress Hill et Chuck D de Public Enemy.

Mais être beau ne suffit pas. Le fonctionnement - ou non - d'un supergroupe est régit par plusieurs commandements. Ce ne serait pas drôle, sinon.

Flemmard, tu ne seras pas. Oui, The Raconteurs, c'est vous que l'on fixe. Ça fait dix piges qu'on vous attend. Malgré son talent certain, cette bande incarne les plus grandes craintes du public face à quelque chose de trop beau pour être vrai, et dessert fortement le concept de supergroupe.

Des sonorités uniques, tu proposeras. L'exemple d'Audioslave colle parfaitement avec la situation. Quatre génies issus de groupes à succès, à la musique reconnaissable parmi mille. Ce supergroupe, au début, n'était qu'un amalgame, un mashup incertain entre deux univers. Pour finalement livrer l'album « Out of Exile », où Audioslave fait du Audioslave.

T'assurer d'être toujours pertinent, tu sauras. Le néon « WARNING » clignote. Le supergroupe doit faire rêver. C'est son essence. Il ne doit ressembler en rien à ces réunions de gloires passées qui remontent sur scène pour financer leur yacht. Tout l'inverse des tournées angoissantes comme Stars 80, en somme. Car tu as beau t'appeler Mick Jagger ou Damian Marley, il n'en reste pas moins que SuperHeavy est douloureux.

Voici donc la recette pour un supergroupe ni trop acide ni trop amer. Comme Theo Impala, en somme. La fusion entre Theophilus London et Tame Impala livrait d'ailleurs, lors d'un concert fin octobre, son premier morceau Whiplash.

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