Les Klaxons et Gorillaz ont formé un groupe et personne n’en parle

Oui, vous avez bien lu : ça s’appelle Youth Of The Apocalypse et c’est le nouveau supergroupe made in England.

No future. Depuis qu'elle a annoncé sa volonté de sortir de l'Europe en mars 2017, l'Angleterre a vu toute une génération de rockeurs turbulents et révoltés émerger de toutes parts : HMLTD, Shame, Idles, Sorry, toutes ces entités composent la B.O. furieuse de ces temps troublés. Mais ils ne sont pas seuls : la vieille garde se manifeste également. À l’image de Youth Of Apocalypse qui a enregistré son premier morceau (Are We In or Are We Out) juste avant le premier référendum, au cœur d’une période hyper tendue.

Supergroupe. Mais Youth Of Apocalypse est bien plus qu’un groupe politisé. C’est avant tout l’union de Jamie Reynolds (ex-leader des Klaxons) et de Jeff Wootton et Seye Adelekan de Gorillaz, accompagnés d'un batteur (Jay Sharrock), d'un DJ (Twiggy Garcia) et d'un rappeur (Young Lazarus) - un effectif qui n'est pas sans rappeler celui de Mongrel, qui réunissait à la fin des années 2000 des membres d'Arctic Monkeys, des Babyshambles et de Reverend and the Makers.

Sur leur premier single, Drop The Bomb, les mecs ont même invité MF Doom, figure tutélaire d'un rap indépendant, jusqu'au-boutiste et pointu. C’est dire leur puissance de frappe, et leur volonté de rester à l’écart d’une industrie qu’ils ne connaissent que trop bien. « C’est comme si nous étions six Beyoncé », disent-ils d'une même voix à Huck Magazine, comme pour justifier qu’ils avancent ensemble, sans leader.

Nouveau souffle. Alors, bien sûr, Youth Of Apocalypse ne révolutionne rien d’un point de vue musical, mais a le mérite de proposer une formule hybride qui ne manque pas d’intriguer – In The Future, leur dernier single, est une sorte de croisement entre Kanye West et un rock typiquement anglais.

Surtout, il permet d’avoir des nouvelles des Klaxons, trio autrefois chouchouté, mais que le grand public a peu à peu délaissé au début des années 2010, notamment suite à la sortie de « Love Frequency » en 2014, avec ses morceaux presque intimidants d’ambition et de démesure. Quatre ans plus tard, Jamie Reynolds n'a rien perdu de sa soif d'expérimentation et de son goût pour la surenchère, et c'est précisemment ce qui fait la force de YOTA, collectif visiblement porté sur les structures à tiroirs et les mélodies à entrées multiples.

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