L’EDM pour les nuls

Hyper rentable, presque omniprésente dans les spots pub, l’EDM reste pourtant un genre méconnu et controversé. Parce qu’un peu vain et très marketé ? Jack fait le point.

QCM EDM. Indigeste sur la forme, indigente sur le fond, l’EDM reste pourtant l’une des musiques les plus populaires aujourd’hui. Il suffit de constater l’importance d’un festival comme Tomorrowland ou de jeter un œil au classement des DJ les mieux payés au monde pour comprendre l’économie que ce marché représente : entre Tiesto et ses 38 millions de dollars gagnés en 2016 et Calvin Harris et ses prestations à Las Vegas payées chacune 400 000 dollars, cet hybride grossier des différents courants des musiques électroniques se vit dans l’extravagance.

Méprisée par les pro. L’Electronic Dance Music n’en reste pas moins un genre méprisé par la presse, les scènes de musiques actuelles et ceux qui se disent (souvent avec un air prétentieux) « amateur de bons sons ». Honnêtement, on comprend le jugement, mais ce dédain masque de profondes questions : que sait-on réellement de l’EDM ? Est-ce une version grandiloquente de la techno ? Une scène portée par des artistes aux cheveux trop huileux pour être honnêtes ? Des mélodies faites pour enjailler le spring break américain ?

 « Un groupe joue pendant 45 minutes ; les DJ, eux, peuvent jouer pendant quatre heures » (Diplo)

L’EDM fête ses 30 ans. Ce que peu de gens savent, en effet, c’est que le terme trouve son origine chez un disquaire américain il y a près de trente ans. On est alors au croisement des années 1980 et 1990, Vin Diesel ne s’est pas encore lancé dans l’électro bas de gamme avec Steve Aoki, le magazine Spin n’a pas encore déclaré le lancement de « la nouvelle génération rave » en citant David Guetta, deadmau5 ou Skrillex, mais l’EDM commence petit à petit à se populariser. Et les festivals y contribuent grandement. Parce que c’est rentable (« un groupe joue pendant 45 minutes ; les DJ, eux, peuvent jouer pendant quatre heures », comme disait Diplo) et parce que ça attire du monde : depuis 2015, Electrobeach accueille ainsi plus de 140 000 festivaliers, contre 40 000 à sa création en 2009.

7 milliards par an. Pour aller vite, on dira donc que l’EDM ce sont : de grosses turbines, des DJ qui savent parfois mixer sans les mains, des revenus astronomiques (l’industrie rapporte près de 7 milliards par an) et, en coulisses, des business men en costards pour piloter le tout. Et si cette définition ne vous plaît pas, vous pouvez toujours jeter un œil à Xoxo, film produit par Netflix l’année dernière et centré sur la culture EDM. Après ça, libre à vous de vous faire votre propre opinion.

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