Le réalisateur de "Menace II Society" prépare une série-docu sur 2Pac

Pas encore de date de sortie, mais déjà la certitude que celle-ci déroulera son récit sur cinq épisodes.

Artiste total. 2Pac était bien plus qu'un « simple » rappeur. C'était aussi un activiste passionné, un orateur captivant, un acteur plus talentueux que sa filmographie ne pourrait le laisser penser, un poète sensible pour certains, une teigne incontrôlable pour d’autres... Bref, un personnage à part entière, dont le parcours se rapproche indéniablement du roman noir, quelque chose qui renferme un mal-être existentiel, des faits divers étranges, des figures féminines, des combats sociaux et tout un tas de sous-textes possibles à ses lyrics.

Toute une histoire. On comprend dès lors pourquoi 2Pac, presque 23 ans après sa mort, continue de fasciner. On réédite son œuvre, on lui dédie des livres (Me Against The World, #autopromo), des séries (Unsolved), des films (All Eyez On Me) et tout un tas de documentaires. Le dernier en date sera réalisé par Allen Hughes, à qui l'on doit déjà The Defiant Ones, centré sur Dr. Dre et Jimmy Iovine. Un choix qui pourrait paraître étonnant quand on connaît la relation qu’entretenait Hughes avec le rappeur.

Après avoir réalisé tous ses clips au début des années 1990, le réalisateur américain en est venu aux mains sur le plateau du cultissime Menace II Society, au sein duquel 2Pac devait initialement jouer Shariff le Musulman, un ex-gangster prêchant désormais la bonne parole dans les rues du ghetto. Finalement non retenu, le MC débarque quelques semaines plus tard sur un des tournages des frères Hughes avec une douzaine de mecs supposément affiliés au gang des Crips. Conséquence : 2Pac est condamné par le tribunal de Los Angeles à quinze jours de prison et une amende de 3000 dollars.

All Eyes On 2Pac. Heureusement, donc, que les deux hommes ont fini par se réconcilier peu de temps avant la mort du rappeur en septembre 1996. Cela permet aujourd'hui à Allen Hughes de bosser sur un projet ambitieux et d'avoir accès à tous les enregistrements publiés ou non, ainsi qu'à toutes les nouvelles et poésies du rappeur. À tel point que le projet est aujourd'hui vendu comme "la première enquête complète et décisive avec l’accord de la famille de Tupac Shakur" : ce qui est relativement faux quand on sait que Tupac: Resurrection était produit en 2003 par Amaru Entertainment, la société fondée par la mère du rappeur, Afenir Shakur. Mais bon, on reconnaît que c'est bien joué niveau marketing.

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