Le "Overkill" de Motörhead a 40 ans : retour sur l'album culte de Lemmy

Comment le groupe de heavy metal anglais a sorti un disque devenu mythique alors que la presse anglaise les considérait comme « le pire groupe du monde » deux ans plus tôt ? On vous raconte l’histoire façon Motörhead : rapidement et sans chichi.

Faux départ. Comme toute bonne histoire rock, celle-ci implique des anecdotes rocambolesques, de la drogue (beaucoup) et un groupe déjà au bord du chaos alors que son destin avait à peine commencé. Avant le 24 mars 1979 et la sortie de l’album « Overkill », la bande à Lemmy Kilmister (l’homme aux 20 000 femmes) traîne dans les squats anglais sans trop se préoccuper du lendemain. Les trois punks (Kilmister-Clarke-Taylor) font tout mal, que ce soient les enregistrements, la promotion ou le marketing (et le mode de vie, mais bon, passons). Un premier disque est enregistré (« On Parole ») en 1976 mais ne sortira qu’en 1979 à cause d’un problème avec le label (United Artists), qui le juge trop mauvais. 

Une occasion en bronze. En 1978, Motörhead est au plus bas. Le groupe a déjà fait capoter trois contrats d’albums et vient de se faire lâcher par Chiswick Records après que son premier album éponyme n’ait pas très bien fonctionné. Sa dernière chance : le label Bronze Records. Après un concert à Camden au Dingswall, un contrat est signé. Bronze fait enregistrer à Motörhead une version d’un classique blues, Louie Louie (qui date de 1952), en mode grosses guitares et les métaleux partent sur la route pour enchaîner les dates.

Merci Roger. À ce moment-là, un vent de fraîcheur souffle sur l’Angleterre et les musiques plus « violentes » s’immiscent dans la culture britannique. Un contexte idéal pour Motörhead qui voit sa cote de popularité grimpé. Le groupe passe même dans l’émission phare de l’époque, Top Of The Pops, grâce à un homme : Roger Bolton, qui avait travaillé à la BBC. Le programme TV ne prenait que les groupes qui « scoraient » au moins dans le top 30 des charts. Motörhead n'avait atteint que la 68e place avec Louie Louie. Mais les relations de Roger permettent à Lemmy de passer à la télévision, ce qui rend le groupe plus populaire. 

The rest is history. Le label ne laisse pas passer l’occasion et engage le producteur Jimmy Miller, qui a notamment travaillé avec les Rolling Stones, pour co-produire le prochain album : « Overkill ». C’est avec des morceaux comme Aces Of Spades ou Overkill que le groupe va devenir l’un des groupes fondateurs du speed metal et par extension du thrash metal. Et comme disent les Anglais : « The rest is history ». 

Pour fêter les 40 ans de l’album, un 45 tours avec les morceaux Overkill et Bomber (issu du disque « Motörhead » sorti en 1979) sera disponible lors du Disquaire Day le 13 avril prochain. 

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