Goldfrapp : "Avec nous rien n'est jamais prévu à l'avance"

« Silver Eye », le nouvel album lunaire de Goldfrapp, remet à jour les sonorités électroniques du duo en faisant appel à de nouveaux collaborateurs. « J’avais surtout envie de plus de basse », explique Alison Goldfrapp à Jack.

Depuis la sortie en 2000 de leur premier album, Alison Goldfrapp et Will Gregory effectuent de réguliers allers-retours entre le dancefloor et l’orchestre. De la même manière que les sondes électro-pop de « Head First » (2010) succédaient au folk bucolique de « Seventh Tree » (2008), les programmations minimalistes de « Silver Eye » prolongent aujourd’hui les cordes épurées de « Tales of Us », sorti en 2013. « Non, rien n’est jamais prévu à l’avance avec nous » affirme d’entrée Alison Goldfrapp. « Pour ce nouvel album nous avons recherché un son électronique différent de celui qu’on peut entendre dans « Supernature » ou « Black Cherry ». 

Plus de basse. Pour la première fois de sa carrière, le duo britannique a recruté des special guests comme Leo Abrahams, le guitariste préféré de Brian Eno, le producteur John Congleton (St. Vincent, Wild Beasts) et encore Bobby Krlic, alias The Haxan Cloak, fréquent collaborateur de Björk. « Nous avons toujours eu beaucoup de musiciens avec nous en studio et la seule question qu’on se pose, c’est de savoir si ça va marcher ou pas avec eux », tempère Alison Goldfrapp. « Cette fois, les choses étaient différentes car ces invités ont été impliqués très tôt dans l’écriture et c’était une grande première pour Will et moi. De mon côté, j’avais surtout envie de plus de basse, de quelque chose de plus lourd et le fait d’avoir fait appel à des collaborateurs extérieurs nous a beaucoup aidé. »

Dark side of the Lune. Enrichi de textures inédites et traversé par une série de textes crypto-mystiques, « Silver Eye » emprunte son titre et son design visuel au thème de la Lune. Dès la fin du mois, Goldfrapp présentera ses nouveaux titres sur scène en Angleterre et aux États-Unis avant de passer par la France à l’automne. Les fans des spectaculaires performances scéniques de Goldfrapp auront-ils droit à une superproduction cosmique digne de la NASA ? « Non, pas du tout », contredit encore la femme de Goldfrapp. « Cette tournée sera très simple visuellement et je serai juste entourée de deux claviers, d’un batteur et d’un bassiste. Je ne porterai aussi qu’une seule tenue de scène, car les changements de costumes sont trop stressants. » Tant pis pour le safari lunaire.

« Silver Eye » de Goldfrapp sort le 31 mars.

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