Portrait de Ludovic, programmateur du festival Garorock

Ancien punk et fan de Queens Of The Stone Age, Ludovic Larbodie, fils de producteurs de vin, a choisi la musique aux spiritueux. À la tête de Garorock depuis 1997, son but est toujours le même depuis plus de vingt ans : faire venir les meilleurs groupes du moment dans le Sud Ouest. Interview.

Ludovic, vous venez d’une famille de paysan producteur de vin. Qu’est-ce qui vous a poussé vers la musique ?

J’ai toujours été passionné par la musique. J’ai commencé avec les disques de Renaud et Téléphone. Le vin, c’était plus par obligation familiale que j’y suis allé [Ludovic a fait un BTS Commerce des Vins et Spiritueux, ndlr] mais j’avais plus envie de travailler dans l’industrie de la musique alors j’ai poursuivi dans cette direction.

Comment votre famille a réagi par rapport à ce choix ?

Forcément, ils étaient inquiets. Ils me disaient que ce n’était pas un métier. J’avais un oncle journaliste qui a aussi essayé de me placer à droite à gauche, mais je ne voulais pas !

« Quand on démarre Garorock, le but, c’est de donner la possibilité aux jeunes de la région d’avoir accès à des artistes internationaux sans être obligés de faire des centaines de kilomètres pour les voir en concerts. »

Avant Garorock, vous faisiez quoi ?

J’ai aidé pas mal de festivals, j’ai bossé dans des squats à bordeaux à faire jouer des groupes punk, j’ai aussi fait venir Spiral Tribe dans la région. J’ai commencé vers 1989 à travailler dans la musique et vers 1994, c’est devenu plus professionnel.

Quel était votre état d’esprit au début du festival en 1997 ?

Avant Garorock, j’étais étudiant, je n’avais pas le permis et je traînais dans les squats. J’ai monté une société « Travel Festival Service » en 1994 qui permettait aux jeunes de la région d’aller à des concerts et des festivals en France et en Europe en bus. On est allés à Glastonbury, on a vu Metallica à l’hippodrome de Vincennes, Santana à Toulouse, etc. Donc quand on démarre Garorock, le but, c’est de donner la possibilité aux jeunes de la région d’avoir accès à des artistes internationaux sans être obligés de faire des centaines de kilomètres pour les voir en concerts.

Garorock a toujours suivi les tendances alors ?

Oui, c’est une scène de musique alternative collée à l’actualité. Je n’ai jamais voulu donner une étiquette au festival. Avant, j’organisais des concerts électro, de hip-hop, de techno, etc. C’était les groupes du moment comme NTM ou encore Human Spirit. J’ai toujours aimé le mélange artistique et culturel. Mon but, c’est de programmer les meilleurs artistes du moment. Diplo ou Kungs, ce n’est pas la musique que j’écoute, mais notre public a une moyenne d’âge de 22 ans, ils aiment ces artistes et ne les voient jamais passer dans la région. Le but, c’est de faire venir des artistes qu’on n’a pas l’habitude de voir.

Festival Garorock, du 30 juin au 2 juillet
https://www.garorock.com/

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