Pourquoi faut-il écouter London O'Connor ?

À 25 ans, le rappeur américain cultive un univers loin du hip-hop habituel. Jack profite de la réédition de son premier album pour expliquer pourquoi il faut le suivre à la trace.

Pour son storytelling anti bling. Ni voyou ni bon élève, London O’Connor a vécu une enfance de skateur dans la banlieue de San Diego avant de suivre des études de musique à New York. Il y rencontre son premier partenaire artistique, Davis, mort brutalement peu après. Sans un sou, il écrit dans la solitude la plus totale son premier album, « OΔ ». Repéré par la presse hype, il tape dans l’œil du label True Panther qui, tout en lui offrant de quoi enregistrer son second album, réédite aujourd’hui « OΔ« .

Pour son hip-hop work in progress. Sa musique se situe entre la pop indé et un hip-hop synthétique, portée par son chant traînant et déprimé et des beats simplement efficaces. Manifeste DIY multi facettes imaginé sur un clavier Casio, « OΔ » est irrésistible, déroulant des titres aussi séduisants que Oatmeal, Love Song ou Guts. Sur scène, ça fonctionne aussi : balançant ses longue dreadlocks dans tous les sens, O’Connor semble plus transporté par sa musique qu’en représentation « égomaniaque ».

Pour son refus des genres et des frontières. Tout comme il mêle son rap à de la soul, de la pop ou de l’electronica, ses textes n’hésitent pas à affirmer la porosité des genres. Ce qui s’assortit à son look singulier : le visage semblant être resté au stade le plus ingrat de l’adolescence, il adore son sweat-shirt jaune et porte la robe comme personne, y compris quand il skate dans les ruelles obscures. Low profile mais pas trop.

London O’Connor, « O∆ » (True Panther Sounds), sortie le 17 février.

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