En Corée du sud, les jeunes artistes donnent une seconde vie vie à la house music

Avec des artistes aussi actifs que Peggy Gou, C’est Qui, 박혜진 Park Hye Jin et Yaeji, on pourrait même parler d’une vraie scène. Son nom : K-House. Forcément !

Good vibrations. Quand on leur pose la question, Peggy Gou, 박혜진 Park Hye Jin ou Yaeji disent toutes avancer avec des références en tête : Moodyman, Ross From Friends ou Four Tet. D’un point de vue journalistique, on apprécie cette confession, cette façon de ne pas dissimuler ses influences. D’un point de vue musical, c’est d’autant plus jouissif que ces trois artistes n’ont aucunement à rougir à leurs côtés : toutes tournent dans les plus gros clubs du monde entier, sont programmées dans les festivals les plus réputés et ont eu le droit à leur Boiler Room.

Certaines bénéficient même de surnoms élogieux de la part des médias (Interview parlait de Peggy Gou comme de la « techno queen »), tandis que d’autres sont de vraies reines de la nuit à Séoul, à l'image de 박혜진 Park Hye Jin, résidente du Pistil Dance Club et animatrice sur la radio indépendante SCR.

Corean touch. À trois, et bien que exilées à différents endroits de la planète, Peggy Gou, Yaeji et박혜진 Park Hye Jin sont en quelque sorte devenues les figures d’une scène florissante. Dans une interview pour Antidote, cette dernière avoue même que, à Séoul, contrairement à de nombreuses villes européennes, « on peut trouver tout un tas de lieux ouverts 24 heures sur 24, ce qui est une excellente nouvelle pour les musiques électroniques ».

Une excellente nouvelle, également, pour tous ces artistes qui gravitent dans l'ombre de ces trois têtes d'affiches : Antwork (vu à la Concrete), C'est Qui, Unjin, Ocean Hye (programmée aux prochaines Transmusicales) ou encore DJ Blowcut, également directeur de la programmation musicale de la Seoul Community Radio.

Indéfinissable. Le plus fou, c'est que tous ces artistes semblent évoluer de façon totalement indépendante, sans que l'on sache réellement s'il s'agit d'un choix ou d'une contrainte. Ce qui est indéniable, en revanche, c'est qu'ils se moquent tous des étiquettes. La zone de confort, très peu pour eux : ça chante en coréen, ça rappe, ça puise son influence dans des musiques non-occidentales, ça s'autorise des écarts techno ou breakbeat.

Bref, un joyeux bordel, parfaitement organisé et hautement contagieux, qui ne demande qu’à investir pleinement le reste du monde. Pas pour rien, finalement, si le premier tube de  박혜진 Park Hye Jin s'appellait Be A Star.

Crédit photo : KentaKUMEI.

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