Dix disques composés en famille et à écouter en famille

Les nouveaux albums des Sparks et d’Angus & Julia Stone le prouvent avec talent : il est possible de réaliser de grands disques en famille. Dix preuves, tout de suite maintenant.

The Beach Boys – « Pet Sounds »

Les embrouilles entre frères, les disputes entre cousins, la mauvaise influence d’un père alcoolique : tout ça, Brian Wilson connaît. Ce qui explique peut-être pourquoi l’Américain a choisi d’imaginer dans son coin l’un des plus grands albums pop de tous les temps. Sympa, il a également refusé de se l’attribuer comme un album solo.

The Jackson 5 – « Jackson 5 Christmas Album »

Quoi de plus beau qu’une petite famille réunie en studio ? Réponse : une petite famille réunie en studio pour enregistrer un album de Noël. C’est ce que les Jackson 5 ont fait en 1970. Avec réussite: « Jackson 5 Christmas Album » restant classé numéro un du Billboard pendant quatre semaines.

Oasis – « (What’s The Story) Morning Glory? »

En 1995, Noel et Liam Gallagher ont beau avoir dans le nez l’équivalent d’un mois de tournée des Doors, ils n’en restent pas moins capables d’enregistrer un classique du rock anglais. Un de ces rares disques à même d’être écoutés aussi bien par des fanas de l’indie que par des sexagénaires sur RTL2. Le disque familial parfait ? On n’en serait pas loin si le titre de l’album ne faisait pas référence aux érections matinales…

Arcade Fire – « Funeral »

Monter un groupe avec son frère et sa femme, c’est beau. Réussir à en faire une formation qui compte sur l’échiquier musical, c’est encore mieux. Win Butler est donc un homme chanceux. Tous ceux qui ont écouté « Funeral » et les albums suivants d’Arcade Fire le sont également.

The Knife – « Deep Cuts »

Jamais avant-gardistes mais toujours en avance, ultra modernes sans sombrer dans l’expérimental, Karin et Olof Dreijer détonnent, et rappellent avec « Deep Cuts » qu’ils ont très vite été sensibilisés aux questions sociales par leurs parents. Ici, ça parle de féminisme, de répression policière et de corruption, soit autant de sujets idéaux pour animer un dimanche en famille.

CocoRosie – « La Maison de Mon Rêve »

On ne sait pas ce que donnait madame Casady à ses deux jumelles, Siera et Bianca, lorsqu’elles étaient petites, mais on la remercie. Sans ça, on n’aurait peut-être jamais eu l’occasion d’entendre « La Maison de Mon Rêve », ses mélodies bricolées, son ambiance fantaisiste et ses ritournelles qui complètent avec intelligence le travail entamé par Björk ou Devendra Banhart.

Disclosure – « Settle »

Il n’a pas fallu beaucoup d’extraits pour nous convaincre du talent de la fratrie Lawrence : à l’été 2010, Offline Dexterity justifiait déjà à lui seul leur statut de Next Big Thing. En 2013, « Settle » confirme les espoirs, flatte les tympans de bout en bout et redéfinit avec brio les contours du dancefloor, un lieu que l’on traite trop régulièrement avec vulgarité alors que la subtilité (des beats, des instrumentations, etc.) lui va si bien.

PNL – « Dans La Légende »

Tout est dans le titre leur premier EP publié en 2015, « Que La Famille ». Depuis, les frères Andrieu ont fait de PNL une affaire de famille. Et une affaire qui marche, à en croire les quelque neuf millions de personnes qui ont regardé les vingt-neuf minutes de leur dernier clip, Jusqu’au dernier gramme.

Angus & Julia Stone – « Snow »

Les deux frères et sœurs ont beau s’être pris la tête il y a quelques années, c’est bien l’amour qu’ils chantent sur « Snow », un quatrième disque produit par Rick Rubin (Run DMC, Beastie Boys, Johnny Cash) et parfaitement exécuté. On y entend des mélodies aussi sensibles que pudiques, idéales pour les longs trajets sur la route des vacances.

Sparks – « Hippopotamus »

Les frangins Mael, Russell et Ron ont toujours été à part, du genre à avoir systématiquement une longueur d’avance sur leurs concurrents. C’était déjà le cas dans les années 1970 et 1980 (avec le glam, puis la synth-pop et la new wave). Ça l’est de nouveau cette année avec « Hippopotamus », un vingt-cinquième album où se croisent sans se regarder de haut la pop la plus classieuse, l’ambiance des cabarets et les musiques électroniques.

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