Mais au fait, que sont devenues les stars de l'Eurodance ?

Au début des années 1990, une poignée de chanteurs et chanteuses experts en playback contaminent l’Europe grâce à des tubes dont tout le monde se souvient trente ans plus tard. Mais que sont devenus les Haddaway, Corona et autres Scatman après leur quart d’heure warholien ? La réponse en huit destins plus ou moins tragiques.

2 Unlimited – No Limit

À tout seigneur tout honneur, commençons par le plus célèbre de tous : le duo de 2 Unlimited, composé de Ray & Anita, deux Néerlandais qui ont eu la chance de croiser la route des producteurs belges Jean-Paul De Coster et Phil Wilde. Deux ans après le premier carton de Get Ready for this, c’est le méga carton avec No Limit, un single qui va les faire entrer dans la cour des grands de l’Eurodance. Résultat : 20 millions d’albums vendus et un single qui se retrouvera numéro 1 pendant 5 semaines. Trois ans plus tard, 2 Unlimited se sépare, réapparait sous un autre nom en 2010 avec un nouveau single moins prometteur (Nothing 2 lose, fallait y penser). Quoi de neuf depuis ? D’interminables tournées revival pour les nostalgiques de la génération Dance Machine et des concerts encore prévus en 2018. Si, si. Pas de limites donc.

Dr Alban – It’s my life

À quoi reconnaît-on un bon tube d’Eurodance ? En général, c’est le seul de l’artiste en question et tout le monde a oublié son nom. La preuve avec le It’s my life de cet ancien chirurgien-dentiste qui n’a pas fait la même carrière que Doc Gynéco. Il a quand même écoulé 1,6 million de copies de son single, a sorti un dernier album en 2007 uniquement dispo sur son site et en Russie (?!) puis s’est associé à un certain Haddaway pour éviter de tomber dans l’oubli.

Haddaway – What is love

En bon Marvin Gaye de l’Eurodance, le chanteur de Trinidad a traumatisé une génération et demi avec son tube What is Love dont tout le monde se souvient pour son clip filmé dans un château qu’on aurait tous voulu choper sur AirBnB. Las, Haddaway, comme tous ses copains, n’aura pas survécu à son propre succès. On retrouve sa trace en 2010 avec un titre fortement influencé par son propre tube, mais le train ne repasse pas deux fois dans la même gare. Les fans pourront quand même se faire du bien grâce à son site officiel où il semble possible de booker l’artiste pour vos soirées privées.

Scatman – Scatman

« Ski-ba-bop-ba-dop-bop. » Vous avez forcément déjà chanté ce truc avec un verre dans le nez. Avec le recul, cet ancien pianiste de jazz n’aurait peut-être pas voulu tant de succès (6 millions de disques vendus), du moins pas avec ce truc. L’Américain qui souffrait de bégaiement a effectivement vécu sa reconnaissance tardive comme un drame ; il avait débuté en 1964 en étant passionné par Miles Davis, il finira sur toutes les télés du monde, trente ans plus tard, à faire le mariole avec un chapeau mou. Il est mort en 1999 des suites d’un cancer du poumon.

Corona – The Rythm of the Night

Attention : c’est le chant ultime des discothèques. La légende raconte même qu’une seule mesure de ce morceau permettrait de faire chanter n’importe qui dans les mariages. Derrière Corona, on retrouve Olga Souza, 49 ans aujourd’hui, une chanteuse brésilienne qui vit encore de son one hit Wonder, en France et ailleurs. Pour le coup, peu de risques qu’elle oublie les paroles (sept mots en boucle). Aux dernières nouvelles, elle continuerait de retweeter de son 45t d’époque sur son compte Twitter.

Gala – Freed from desire

Au moins Gala portait bien son nom : l’Italienne était née pour chanter une chanson, une seule, enregistrée après avoir échangé une photo d’un DJ européen (?!). Freed from desire marquera l’année 1996 au fer blanc et vingt ans plus tard, Gala remettra le couvert en reprenant le même morceau – comme Cranberries – dans une version acoustique qui n’a – merci – pas fait trembler l’Europe. Dernier fait d’arme : avoir été déterrée par les supporters de l’Irlande du Nord lors de l’Euro 2016 qui chantent en cœur « Will Grigg’s on fire, your defense is terrified ». Ça pèse pas lourd pour la nécrologie, mais c’est toujours ça de pris.

Culture Beat – Mr. Vain

Comme nombre de ses confrères, le projet Culture Beat venait d’Allemagne. Leur tube de 1993 s’est vendu à 10 millions d’exemplaires, a connu divers changements de line-up, a sorti un album en 2008 et puis, et puis plus rien. Un peu vain, vous avez dit ?

Ace of Base – All that she wants

On rigole souvent du groupe à têtes carrées, mais on oublie surtout de dire qu’en Suède, Ace of Base est l’un des groupes les plus populaires aux côtés d’ABBA. Leur hit de 1992, All that she wants, a fait d’eux des stars internationales avec près de 24 millions de disques vendus. Obligé de repartir presque à zéro en 2002 avec un album que personne ne veut écouter, le groupe se sépare de ses deux chanteuses historiques, mais c’est peine perdue. Et depuis ? Britney Spears a enregistré sa propre version puis l’a balancée sur Internet et Jenny Berggren, l’une des deux voix des débuts, a représenté le Danemark au Concours Eurovision en 2011 avec sa chanson Let Your Heart Be Mine. Sans surprise, elle n’a pas gagné. Pas facile tous les jours d’être une star de l’Eurodance….

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