Le deuxième album des Arctic Monkeys a 10 ans (et ça se fête)

Pour les amateurs d’indie-rock, « Favourite Worst Nightmare », sorti il y a dix ans, reste à jamais un album important, l’œuvre générationnelle d’un groupe qui n’a pas fini de dévoiler tous ses secrets. En voici déjà dix.

Ils remplissaient les salles anglaises avant la sortie de leur premier album

Fauve peut aller se rhabiller : bien avant que le collectif parisien n’envahisse plusieurs jours durant le Bataclan, Arctic Monkeys prouvait qu’il était bien plus qu’un jeune groupe jouant dans la pénombre des pubs enfumés ou des scènes ruisselantes de sueur et de mauvaise bière. En octobre 2005, c’est bien le London Astoria et ses 2000 places qu’Alex Turner et sa bande remplissaient en quelques heures. Ce qui, soyons honnêtes, imposait déjà une certaine envergure.

Ils ont appris à jouer en écoutant Queens Of The Stone Age

Ce n’est plus un secret pour personne : Alex Turner et Jamie Cook n’ont appris à jouer de la guitare qu’à l’âge de 16 ans, après avoir reçu leur première guitare à Noël. Ce que l’on sait moins, c’est que les deux comparses s’entrainaient en écoutant le troisième album de Queens Of The Stone Age, « Songs For The Deaf », sorti en 2002. Magie du destin : Josh Homme, le leader de la bande, leur produira deux disques, « Humbug » et « Suck It And See ».

La pochette de leur premier album a fait polémique

Pas besoin de crier à la mort du patronat pour être sujet à la censure. En 2006, la pochette de « Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not », montrant Chris McClure (ami du groupe et frère du chanteur de Reverend And The Makers) cigarette à la bouche, a été accusée d’encourager les plus jeunes à la fumette. On leur demande alors de changer leur cover, le groupe refuse, et c’est tant mieux.

When The Sun Goes Down a été inspiré par la prostitution

Derrière le glamour de ses groupes de rock, l’Angleterre a toujours renfermé une jeunesse désespérée par l’ennui et la grisaille du quotidien. Par les conséquences d’une économie en berne également, comme le chante Alex Turner sur When The Sun Goes Down, qui aborde de front un sujet que ses potes de Sheffield et lui ont côtoyé de près : la prostitution. « On avait l’habitude de trainer sur un domaine industriel près du skatepark de Neepsend, dit-il. Et, petit à petit, dès que le soleil tombait, toutes les prostituées et les proxénètes débarquaient et prenaient le contrôle du lieu, en quelque sorte. Une fois, une prostituée a même frappé la fenêtre de notre voiture pour nous demander de l’argent. »

Fluorescent Adolescent a été co-écrit avec la petite-amie d’Alex Turner

Hymne mythique et indémodable de « Favourite Worst Nightmare », Fluorescent Adolescent a en réalité été écrit aux côtés de l’ancienne petite-amie d’Alex Turner, Johanna Bennett, ancienne chanteuse de Totalizer. Les deux tourtereaux sont alors en vacances sur la Méditerranée, ils s’amusent comme ils peuvent et imaginent les paroles de ce qui s’apprête à devenir l’un des singles les plus mémorables d’Arctic Monkeys.

Nick O’Mally a appris les morceaux du groupe en deux jours

Suite au départ d’Andy Nicholson en mai 2006, le bassiste actuel Nick O’Malley a été appelé en urgence afin d’assurer les prochaines dates de concert. Le problème, c’est qu’il n’a eu que deux jours à peine pour apprendre la discographie du groupe. Deux jours durant lesquels il n’a « pratiquement pas quitté la maison ».

« Favourite Worst Nightmare » n’aurait pas dû s’appeler ainsi

On ne sait pas réellement ce qui a pu les faire changer d’avis, mais les singes de l’Arctique ont sérieusement songé à nommer leur deuxième album « Lesbian Wednesdays, Gordon Brown and Gary Barlow ». Encore des histoires politiques, sans doute.

Old Yellow Bricks est un hommage au Magicien d’Oz

Placée en onzième position sur « Favourite Worst Nightmare », Old Yellow Bricks est la dernière débauche d’énergie de ce deuxième album, avant que la puissance mélancolique de 505, avec Miles Kane à la guitare, ne vienne clôturer l’ensemble. Mais Old Yellow Bricks a encore plus à offrir, notamment une référence au Magicien d’Oz au sein du vers : « Dorothy was right though. » Histoire de pousser le délire encore plus loin, les quatre Anglais s’habilleront comme les personnages du film de Victor Fleming lors de la cérémonie des Brit Awards en 2007.

Ils sont fans de The Wire

La série a longtemps tourné dans leur tour bus, et ça en fait d’office des hommes de grand intérêt.

R U Mine? a été inspiré par le hip-hop

Extrait de leur dernier album en date, « AM », sorti en 2013, R U Mine? aurait été écrit en pensant très fort aux morceaux de Lil Wayne et Drake. Un choix judicieux tant les rythmiques presque R’n’B font la réussite de ce cinquième disque.

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