Les clips les plus controversés de l'histoire

Parce qu'un morceau est toujours plus puissant lorsqu'il est accompagné par des images chocs, on vous a sélectionné quelques clips qui ont bien fait parler d'eux, en mal ou en bien (mais souvent en mal quand même).

#8. Nas, P. Diddy, Hate Me Now (1999)

Une scène montre Nas crucifié. À l’origine, cette scène devait être supprimée à la demande de P. Diddy, très catholique, mais le mauvais montage a été envoyé à MTV qui l’a diffusé sur sa chaîne. Ce titre a été nommé pour les MTV Video Music Awards en 1999 dans la catégorie « Meilleure vidéo rap ».

#7. Son Of Kick, Playing The Villain (2011)

On découvre un clip sur fond de dubstep bien énervée pour la septième position du classement. Synopsis original : une bande de jeunes coincés dans une voiture et obligés d’écouter un morceau qui tape un peu trop fort et tabasse les tympans. On vous laisse découvrir le résultat sans trop vous spoiler. La réalisation est signée par Matt Devine.

#6. Indochine, College Boy (2013)

Un clip réalisé par Xavier Dolan, encore méconnu en France à l’époque. On suit le harcèlement scolaire et la descente aux enfers progressive d’un jeune homosexuel, incarné par le talentueux Antoine Olivier Pilon qu’on retrouvera un an plus tard dans le film Mommy du même réalisateur, jusqu’à sa crucifixion. Suicide, usage d’armes et coups de feu. Censuré par le CSA.

#5. Justice, Stress (2008)

La vidéo est jugée « porteuse de stéréotypes et de clichés racistes ». Une plainte sera même déposée. Le clip réalisé par Romain Gavras met en scène une bande d’adolescents de banlieue, se livrant à diverses violences et agressions gratuites tout en étant suivis par une équipe de tournage. Un clin d’œil prononcé aux émeutes de 2005.

#4. Madonna, Like A Prayer (1989)

Ce clip est l’une des premières grandes provocations de la diva de la pop. A l’époque, Madonna connait déjà une certaine notoriété grâce à Like a Virgin et Papa Don’t Preach, mais elle est encore loin d’incarner l’icône pop qu’on connaît aujourd’hui. Dans le clip, elle touche à des thèmes brûlants aux Etats-Unis, comme le racisme (rappelons qu’à l’époque le contexte socio-politique était très sensible), auxquels s’ajoutent des connotations sexuelles, marque de fabrique de la chanteuse. Elle couche avec un afro-américain sur le banc d’une église et chante et danse dans un champ de croix en train de brûler. La provocation est telle que le Pape interdira l’accès au pays à Madonna suite à cette affaire, ce qui marquera une nouvelle étape et un tournant dans la carrière de l’Italienne la plus provoq’ de la planète.

#3. Eminem feat Dido, Stan (2000)

Stan raconte l’histoire d’un fan/stalker obsessif d’Eminem, qui fait tout pour lui ressembler et qui tente de l’atteindre par tous les moyens. Toute la chanson se base donc sur un monologue de Stan, s’imaginant parler à son idole à travers une lettre pour finir sur une réponse de la star, qui mène à la scène de fin tragique que la plupart d’entre nous connaissent. Un chef d’oeuvre.

Coupé et censuré sur MTV, il existe deux versions, une courte et une longue. Le clip est dévastateur et dérangeant, surtout parce qu’il est psychologiquement terrifiant, et met brillamment en valeur les paroles du rappeur.

#2. Marilyn Monson, (s)AINT

Sûrement l’un des clips les plus controversé de ce top. Derrière la caméra, une certain Asia Argento, avec qui le chanteur a eu l’habitude de collaborer. Sur la réalisation du clip, l’un des artistes les plus difficiles à catégoriser de sa génération se confiait au magazine Edmonton Sun en 2004 :

« Je n’essayais pas d’être visuel ou choquant. Mais la chanson était écrite dans le but de montrer une partie de moi que personne n’avait jamais vu auparavant. Juste moi, dans mon état le plus sale. La vidéo que vous voyez vous emmène à travers des morceaux de ma vie qui se sont démarqués »

#1. The Prodigy, Smack My Bitch Up (1997)

Le clip a été réalisé par Jonas Åkerlund, le batteur de Bathory, qui aura été viré à deux reprises lors du tournage. Il s’est inspiré d’une de ses virées nocturnes à Copenhague pour réaliser le clip, dans le dos de Prodigy. Un bad-trip nocturne filmé à la caméra frontale, et où le spectateur assiste à des scènes de conduite en état d’ivresse, de prise de cocaïne, de violence, de vandalisme, de nudité et de sexe, notamment avec la célèbre mannequin underground  Teresa May. Le clip se termine sur un twist-final incroyable qui vous laissera dans un état second (et presque nauséeux). LE clip malsain par excellence (non sans rappeler le début d’un certain film de Gaspard Noé, Irréversible).

En vous souhaitant un excellent bad-trip.

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