Cinq grands disques que vous avez peut-être ratés en 2018

L’année a été riche, les excellents disques ont été nombreux, alors, forcément, certains albums sont passés à la trappe. Petite séance de rattrapage avec cinq disques qui auraient mérité de vous accompagner cette année. Et qui risquent désormais de vous tenir en 2019.

Playboi Carti – « Die Lit » 

Des featurings de grande classe (Skepta, Travis $cott, Young Thug, Nicki Minaj,...), des productions plus sombres qu'à l’accoutuméé concoctées par l'excellent Pi'erre Bourne et des tubes taillés pour les pogos enfumés (Shoota, en duo avec Lil Uzi Vert) : le premier véritable album de Palyboi Carti est une collection de potentiels classiques, rappés avec la désinvolture de celui qui sait qu’il ira loin, et selon ses conditions.

Bodega – « Endless Scroll » 

On ne sait pas si Bodega s'appelle ainsi en hommage à l'instrument à vent du même nom, mais une chose est certaine : les Américains ont visiblement beaucoup écouté les albums de Parquet Courts. On n'est donc pas étonné d'apprendre que « Endless Scroll » a été publié sur What’s Your Rupture?, maison-mère des New-Yorkais : c'est en effet à ce son, mal coiffé et mal élevé, que Bodega se rattache. Avec, toujours, l'urgence nécessaire à la composition de tubes punk-rock (How Did This Happen?!).

The Voidz – « Virtue » 

Il faut croire que les médias ont pris l'habitude de relayer les différentes actualités de Julian Casablancas, mais de ne pas porter une oreille attentive à ses projets. Ainsi, on a peu lu d’articles sur « Virtue », le deuxième album de son side-project : The Voidz. Il y aurait pourtant de quoi dire, tant les quinze morceaux qui y sont réunis développent mille idées à la seconde, multiplient les pistes et témoignent de la créativité toujours plus affranchie des contraintes d’un Julian Casablancas plus que jamais en roue libre.

Kekra – « Land » 

Depuis 2015, Kekra enchaine les projets et les morceaux qui précisent chaque fois un peu plus l'univers du bonhomme, harmonieux et trouble. Sur » Land », son premier véritable album, le rappeur s'essaye cette fois à des productions plus festives (C'est bon, Les autres), mais continue surtout d'offrir de la profondeur à son personnage, mystérieux (si un morceau s'appelle Batman, ce n'est sans doute pas un hasard), viscéralement connecté à la rue (10 balles) et à la culture japonaise (Wing Chun).

Mattiel – « Mattiel » 

Autant le dire tout de suite : il n’y a pas de révolution à attendre avec le premier album éponyme de Mattiel. Mais bordel, quel pied d’écouter en boucle cette pelleté de tubes qui rappellent les années 1960, et auxquels Tarantino ferait bien de tendre l’oreille. Ça pourrait lui donner des idées pour son prochain film. Et ça offrirait un joli coup de pub à des pop-songs du calibre de Count Your Blessings et Send It Over.

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