Ces artistes virtuoses sur scène mais lamentables en backstage

La polémique autour de Bertrand Cantat rappelle une chose : l’ex-Noir Désir n’est pas le premier musicien à devenir culte en étant légalement pas clean. Jack en a la preuve.

James Brown – Harcèlement sexuel

Il y a les tubes produits à la pelle, les innovations musicales popularisées à grande échelle, le jeu de scène captivant et le statut de ministre de la Soul et du Funk remis par le secrétaire d’État Colin Powell en 2003. Puis il y a l’envers du décor, la face sombre de James Brown. Celui d’un ex-boxeur pro arrêté pour violences conjugales à plusieurs reprises et coutumier des actes réprimandés par la morale et la loi : tentative d’homicide, détention illégale d’armes, usage et trafic de drogue, harcèlement sexuel, etc.

« J’étais cruel avec mes femmes. » (John Lennon)

John Lennon – Violences conjugales

En 1980, à Playboy, le « working class hero » le confesse avec sincérité : « J’étais cruel avec mes femmes, et physiquement – avec toutes. Je les battais. Je n‘arrivais pas à m’exprimer alors je tapais. Je tapais les hommes, comme les femmes. » Un trouble du comportement dont l’ex-Beatles a tenté de faire pénitence dans Jealous Guy, qui est donc loin d’être le tube romantique et touchant que l’on pourrait croire.

Eminem – Port d’arme illégal

Il suffit d’écouter le refrain de Kim pour comprendre qu’Eminem a quelques problèmes à régler avec son ex-femme : « Bitch bleed bitch » (« saigne salope, saigne », en VF). Mais aussi avec sa conscience, lui qui, en 2000, passe devant le tribunal pour possession illégale d’arme à feu et pour avoir agressé un homme avec un pistolet.

Axel Rose – Violences conjugales

Le leader des Guns N’ Roses a beau avoir fait frétiller les sous-vêtements de pas mal d’adolescentes dans les années 1980 et 1990, la relation qu’il entretenait avec sa petite amie de l’époque ne ressemblait en rien avec ce qu’il chantait sur Sweet Child O’ Mine en 1988. Après avoir retiré les portes de leur domicile pour surveiller chaque fait et geste de sa compagne, l’Américain finit même par l’envoyer l’envoyer à l’hôpital en juin 1990. À People, Erin Everly témoignait : « Je pense que mentalement, je n’aurais pas pu survivre encore longtemps. J’étais en train de mourir intérieurement. Sur le pas de la porte, je me suis retournée et j’ai dit : « Regarde-moi bien parce que c’est la dernière fois que tu me voies. » »
Ambiance.

Gucci Mane – Homicide involontaire

En prison, Gucci Mane possède un CV apte à faire frissonner les détenus sensibles à la Michael Scofield : arrêté pour possession de cocaïne en 2001, condamné pour homicide involontaire en juin 2005, contraint à effectuer 600 heures de services à la communauté et six mois de prison un peu plus tard dans l’année ou encore arrêté en possession d’une arme à feu en septembre 2013, le rappeur d’Atlanta a visiblement pris un abonnement avec les cellules du pays. Avec le sommet des charts également : « Everybody Looking », publié quelques semaines après sa sortie de prison en 2016, s’est illico classé à la deuxième position du Billboard 200.

Jerry Lee Lewis – Pédophilie

De passage à Londres en décembre 1957, Jerry Lee Lewis voit sa réputation complétement basculer lorsqu’un journaliste révèle l’inenvisageable : l’un des symboles de la lutte contre le puritanisme américain serait marié à Myra Lee, fille de son cousin Jim, 13 ans à l’époque. Forcément, le « Killer » est interdit pendant un temps des radios et des plateaux de télés aux États-Unis, visiblement pas prêts à sacrifier le rêve américain au profit d’un homme peu regardant sur la consanguinité et la pédophilie.

Chuck Berry – Atteinte à la pudeur

Au croisement des années 1980 et 1990, Chuck Berry n’est plus ce génie du rock américain. C’est un soixantenaire qui souhaite désormais élargir ses activités en rachetant divers restaurants à travers le pays. Dans celui de Saint-Louis, l’auteur de Johnny B. Goode aurait même caché une caméra dans les toilettes pour dames. C’est en tout cas ce qu’affirmaient plusieurs femmes, et ce que va confirmer une perquisition à son domicile, où la police découvre des vidéos de femmes, dont une apparemment mineure. Comme souvent, l’affaire se règle à l’amiable, Chuck Berry lâchant près d’1,2 million de dollars aux 59 personnes qui l’accusaient.

Phil Spector – Homicide

Il n’y a pas que dans le studio des Ramones que Phil Spector aimait manier le flingue. En 2009, il est ainsi reconnu coupable du meurtre de Lana Clarkson, une ancienne actrice de série B retrouvée morte dans la voiture du producteur un soir de février 2003.

Ozzy Osbourne – Violences conjugales

C’est encore l’histoire d’un rockeur violent, une nouvelle fois l’histoire d’une relation tumultueuse bercée par les drogues et les excès, mais le leader de Black Sabbath pousse le vice un peu plus loin en 1989 : cette année-là, Ozzy Osbourne est accusé de tentative de meurtre sur sa femme, Sharon. Ce qui n’a pas empêché les deux tourtereaux de faire parler d’eux à la télévision US avec leur émission de téléréalité sur MTV, The Osbournes, diffusée de 2002 à 2005.

Justin Bieber – Agression

Oui, l’ex-protégé d’Usher n’est pas que ce jeune homme un brin tête à claque qui fait craquer les ados avec ses morceaux niais et mielleux. C’est aussi un blondinet qui souhaite s’acheter une image de bad boy, comme lors de ce séjour à Toronto où Justin est accusé de coups et blessures volontaires sur un chauffeur de limousine. Ce qui n’empêche pas ses « Beliebers » de continuer à le soutenir. De notre côté, on ne sait vraiment plus en qui avoir foi.

https://twitter.com/Chlodavies15/status/823650403111800833

Crédits photo couverture : Guillaume Souvant

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