Après le vinyle, le jukebox fait aussi un retour en force

Encore une bonne nouvelle pour les hipsters du monde entier ?

Les temps changent. Un peu comme la neige à Noël ou les soldes en été, le « retour du vinyle » est devenu un marronnier pour lequel les médias font mine de s’étonner. Chaque année, voire chaque mois, des statistiques tombent même pour saluer le regain de santé de cet objet fétichisé, que certains labels n’hésitent plus à mettre en vente à des prix indécents (25 euros, le dernier Mac DeMarco, vraiment ?).

Quitte à taper dans le vintage, à fantasmer les qualités d’écoute d’un autre temps, pourquoi ne pas y aller à fond et réhabiliter les jukeboxes ? Aux États-Unis, la tendance est en tout cas déjà bien réelle.

« Ils se souviennent du jukebox parce qu’il y a toujours une chanson spécifique sur laquelle ils ont rencontré une fille ou un mec. »

Rêve américain. On est bien évidemment loin des 750 000 exemplaires en circulation dans le pays à l’époque où le jukebox était au sommet de sa popularité, mais l’objet intrigue. Fait vendre, même. À l’image des boutiques Pottery Barn et Bed Bath & Beyond, chez qui les jukeboxes côtoient dans les rayons les CD’s et autres appareils numériques. À l’image également de bars tels que Showtime Lounge, à Washington D.C., où des jukeboxes jouent de vieux morceaux de soul et de Rhythm and Blues. À l’image enfin de Perry Rosen, qui sillonne les États-Unis dans le but de réparer ces objets de collection.

« La plupart de mes clients ont de vieilles machines des années 50, 60 et 70, explique-t-il à NPR. Ils les utilisent pour écouter la collection de disques avec lesquels ils ont grandi quand ils étaient adolescents. Ils essayent de recréer le jour où ils sont allés dans un magasin de bonbons ou dans un bar. Ils se souviennent du jukebox parce qu’il y a toujours une chanson spécifique sur laquelle ils ont rencontré une fille ou un mec, et ça ravive en quelque sorte des souvenirs. »

Retour de hype. Le jukebox est tellement en vogue chez les hipsters nostalgiques d’une époque qu’ils n’ont pas connu que les marques (Seeburg Select-O-Matic, the Rock-Ola et Wurlitzer, la plus mythique) n’hésitent plus à mettre en vente des versions collectors. Comme celle créée à l’occasion des cinquante ans de « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band », de qui vous savez. En France, c’est pareil : s’il est possible de trouver quelques boutiques à Paris (Jukebox Classic, notamment), c’est bien sur Le Bon Coin (ou 2ème Main, son équivalent belge) que l’on trouve les plus beaux spécimens.

À condition d’y mettre le prix : 100 000 euros pour un jukebox spécial Johnny Hallyday, ça paraît fou ? Sans doute ! Mais il faut croire que chez les mélomanes, comme chez les gamers avec la borne d’arcade, la possibilité de renouer avec un passé fantasmé, ça n’a pas de prix.

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