Angèle, l’interview graine de star

Après un premier carton avec son single « La loi De Murphy », la Bruxelloise peaufine son album prévu pour cette année. Rencontre avec l’artiste qui va vous faire aimer 2018.

À quel âge as-tu commencé la musique ?

Il y avait toujours de la musique à la maison. Moi j’ai commencé à cinq ans et j’ai fait du piano en classique jusqu’à 18 ans. Après j’ai fait une école de Jazz pendant deux ans que j’ai arrêtée parce que je trouvais que c’était un métier que tu n’apprenais pas à l’école.

« Instagram, ça a été sur une sorte de coming out musical. »

À quel moment tu t’es dit que tu voulais en faire ton métier ?

Ça s’est fait petit à petit, déjà quand j’ai voulu faire des études dans ce domaine mais à l’époque je ne voulais pas être chanteuse. Je chantais pour moi et faisais quelques cours de chant mais pas plus. Parallèlement, mon père me poussait un peu à chanter sur scène mais à l’époque je ne voulais pas. Et puis après, j’ai commencé à chanter sur Instagram, ça a été sur une sorte de coming out musical. Les gens m’encourageaient à aller plus loin, alors j’ai décidé de me lancer.

Ta première scène ?

J’ai eu la chance de pouvoir travailler avec mon père (l’artiste Marka), qui cherchait un claviériste pour sa tournée car le sien n’était pas disponible. On a fait quelques dates où j’ai appris à jouer devant un public, à faire des soundchecks, à dealer avec les problèmes techniques, avec les salles, etc. C’était une merveilleuse expérience où j’ai pu apprendre ce que c’était vraiment de jouer sur scène.

Tu as aussi eu la chance de faire la première partie de Damso ? Comment c’était ?

Oui, après un an de travail, de préparation de mon single [La loi de Murphy, ndlr] et de pas mal de live dans des bars à Bruxelles, on m’a proposé de faire sa première partie. À la base, l’idée était de faire un live hyper joué avec un piano au début du concert. Damso voulait que cela fasse partie intégrante du concert puis, au final, ça s’est transformé en vraie première partie. C’était une expérience très enrichissante avec un public très jeune, pas forcément là pour toi. Mais j’ai eu des retours hypers positifs, mille fois plus positifs que ce que j’aurais pu imaginer.

 « Il y a du bon de vivre dans une ville où il fait dégueulasse tout le temps. »

Comme Damso, tu viens de Bruxelles, comment tu expliques ce foisonnement artistique ?

Je crois qu’il y a du bon de vivre dans une ville où il fait dégueulasse tout le temps, moi le fait d’être enfermée chez moi toute la journée fait que j’ai eu envie de créer. Surtout, Bruxelles est tout petit, tout le monde se connaît et va s’aider, ce qui permet une certaine émulation. Et puis en ce moment, quand on arrive à Paris, il y a une sorte de tapis rouge parce qu’on vient de Bruxelles. J’ai l’impression que les gens vont peut-être plus tendre l’oreille parce qu’on vient de cette ville.

« Stromae a été le premier à dépasser les frontières et à faire des concerts en Flandre. »

Et au-delà de la France, il paraît que votre musique est très écoutée en Flandre ?

Oui c’est très drôle, normalement on a l’habitude que la culture entre la Wallonie et la Flandre soit vraiment divisée en deux mais ça commence à changer. Stromae a été le premier à dépasser les frontières et à faire des concerts en Flandre. Et puis il y a eu Roméo et maintenant moi, qui commence à passer en radio là-bas.

Justement, tu parles de ton frère, est-ce qu’une collab’ est envisageable ?

On a fait ce featuring à deux [J’ai vu, ndlr] puis on a fait de la scène ensemble. On continue, on s’échange plein de trucs, je lui fais écouter mes morceaux, il me fait écouter les siens, on se donne des feedbacks. On a envie de collaborer ensemble, on ne sait pas encore dans quel cadre mais je pense que c’est important, il y a vraiment quelque chose à raconter d’hyper sain et naturel.

Tu prépares un album, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?

Oui, et j’aimerais le sortir avant l’été mais pour l’instant, on fait un peu au jour le jour. Je travaille avec le producteur, Tristan Salvati, qui m’aide à le produire. Je réalise les maquettes chez moi et on retravaille ensemble sur les morceaux. Concernant l’univers de l’album, je bosse avec la réalisatrice et photographe Charlotte Abramow. Elle parvient parfaitement à retranscrire mon univers tout en y ajoutant sa touche. Par exemple, sur La Loi De Murphy, j’avais une idée très claire de ce que je voulais et ensuite elle a réécrit le clip en ajoutant l’idée de la machine à laver et un côté plus surréaliste.

On peut te souhaiter quoi pour l’année prochaine ?

De sortir mon album !

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