À 48 ans, Missy Elliott met toujours la fessée aux gamines du hip-hop

Sa prestation tout en charisme et en originalité lors des derniers VMA lundi dernier est venue rappeler que l’Américaine reste une excellente performeuse. Et une rappeuse d'exception.

Toujours là. La scène se passe lundi dernier à Newark, lors des VMA (Video Music Awards) : après avoir reçu le prix Michael Jackson Vanguard Video Award pour l'ensemble de sa carrière, Missy Elliott s'est présentée sur scène pour interpréter un medley complètement fou de ses plus gros tubes : Get Ur Freak On, Lose Control ou encore Work It. Un retour en forme logique quand on sait que l'Américaine vient de publier un nouvel EP (« ICONOLOGY », 14 ans après son dernier album), qu'elle a fait son entrée au Songwriters Hall of Fame en juin dernier et qu'elle est à coup sûr l'une des figures emblématiques du hip-hop US de ces vingt-cinq dernières années.

En décalage. Pour comprendre réellement qui est Melissa Elliott, il faut remonter à 1997. Après plusieurs années à tenter de percer en groupe, l'Américaine se mue en productrice (Aaliyah), en femme d'affaires (The Goldmind Inc., son propre label) et en artiste visionnaire. Aux côtés de Timbaland, son complice de toujours, elle s’apprête à publier son premier album, « Supa Dupa Fly », un disque où elle n’apparaît que sur le deuxième morceau, Hit Em Wit Da Hee, laissant à Busta Rhymes l’opportunité d’ouvrir le bal avant qu’elle ne fasse son entrée… Forcément en total décalage avec ce que l’on est supposé attendre d’elle.

Plutôt que de les rapper, Missy chante ses premiers mots ; une manière d’annoncer au monde qu’elle avance selon ses propres règles. Façon aussi de marquer son appartenance au R'n'B, elle qui vient de connaître un succès mondial avec « One In A Million » d’Aaliyah, et rappeler qu’elle est une anomalie, l’exception à la règle au sein d’un hip-hop dominé par les hommes et les MC de New York et Los Angeles.

Musique du futur. « Je ne fais pas de musique ou de clips pour l’année 1997, je le fais pour l’an 2000 », disait-elle à l’époque, dans une interview au New Yorker. Cette ambition avant-gardiste, c’est précisément ce qui va permettre à Missy Elliott de traverser les époques avec des morceaux qui portent en eux l’exigence d’immortaliser une grande idée, mélodique, vocale ou esthétique. Car la rappeuse-compositrice est une touche-à-tout, une artiste qui, malgré une carrière solo en berne depuis le milieu des années 2000 et des productions moins étincelantes pour les autres, continue aujourd’hui encore de fasciner.

Dans une interview au Breakfast Club, Lizzo se montrait ainsi élogieuse au sujet de son idole, auprès de qui elle a enregistré Tempo il y a quelques mois. « Musicalement, Missy Elliott était énorme pour moi. En plus d’être une écrivaine, productrice, interprète et icône du style, elle remportait les Grammys et se classait au sommet des charts. » Alors, forcément, Missy s'en réjouit, à l'image de ce tweet publié après l'évènement lundi dernier : « Je pense que c'est cool, les jeunes pensent que je suis une nouvelle artiste, je vais vous montrer que je peux toujours mettre le feu à la scène même 20 ans après. »

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