5 preuves d’amour de Martin Scorsese aux Rolling Stones

Le réalisateur, dont le nouveau film « The Irishman » vient de sortir sur une plateforme vidéo bien connue, a toujours eu un faible pour la musique. Et surtout celle des Rolling Stones.

Avant de réaliser le film-documentaire Shine A Light (et l’un de ses rêves par la même occasion), Martin Scorsese a envoyé à Mick Jagger et Keith Richards plusieurs petites lettres d’amour à travers ses films. Et ça fait 46 ans que ça dure.

Jumpin’ Jack Flash. Tout a débuté dans le drame Mean Streets avec (déjà) Robert De Niro et (déjà) des histoires de mafieux à Little Italy. Le film est tourné en 27 jours, majoritairement à Los Angeles en studio. L’une des scènes mythiques est l’entrée de De Niro dans un bar avec deux filles sous ses bras avec la musique de Jumpin’ Jack Flash qui vient caresser les oreilles. Plus tard, Martin dira : « Tout le film tourne autour de Jumpin' Jack Flash et Be My Baby. »

Gimme Shelter. Dans Les Affranchis, toujours avec De Niro et des histoires de gangsters. Pour illustrer le fait que Ray Liotta ne suit pas les conseils de son chef et se met à dealer de la cocaïne, Martin décide d’utiliser le tube de « Let It Bleed », Gimme Shelter. Sans surprise, ça fonctionne plutôt bien. Plus généralement, ce film est une pépite qui regroupe The Who, George Harrison, The Ronettes, Muddy Waters, Cream ou encore Aretha Franklin. Un casting d'exception.

Monkey Man. Martin avait un attachement particulier à « Let It Bleed » puisque dans le même film (Les Affranchis), il s’empare de Money Man et de ses paroles : « I’m a flea-bit peanut monkey / All my friends are junkies »Je ne suis qu’un fripon pouilleux, et tous mes amis sont des junkies » en VF) pour montrer l’addiction de Ray à la drogue. C’est d'ailleurs l’interprétation de My Way par Sid Vicious qui clôt le film. « J’aime la version de Sid Vicious parce qu’il en tord le sens, et sa vie toute entière, et même sa mort, ont été une grande gifle à la gueule du système, à la gueule de l’existence », a déclaré Scorsese.

I Can't Get No Satisfaction. On prend les mêmes et on recommence. Dans l’un de ses nombreux chefs-d’œuvre (Casino), et pour la scène culte où Joe Pesci décide, dans un bar, de tuer un mec avec un crayon, Scorsese met en bande sonore le morceau Long Long While, la face B de Paint It Black au Royaume-Uni. Dans le même film, Martin utilise aussi Heart Of Stone quand De Niro tombe amoureux de Sharon Stone (une prostituée dans le film), une version acoustique de Sweet Virginia sortie seulement neuf jours avant le film, mais aussi Can’t You Hear Me Knocking (« Sticky Fingers »), Gimme Shelter ainsi que la version de Devo de I Can' t Get No Satisfaction

Let It Loose. En 2006, dans le film Les Infiltrés avec DiCaprio, Matt Damon ou encore Jack Nicholson qui incarne un parrain de Boston, Martin pioche dans l’album « Exile On Main St. » pour sortir Let It Loose lorsque Billy Costigan (Leonardo) rencontre le parrain qui lui fait passer un sale moment. Ah oui, on retrouve aussi Gimme Shelter dans le film, comme dans Les Affranchis et Casino. Une marotte pour Martin.

Mais Martin n’est pas focalisé que sur les Stones. Récemment, il a cocréé la série Vinyl sortie sur HBO aux USA qui racontait l’histoire d’un producteur de musique dans les années 1970 qui tente de faire revivre son label. Et selon le site Consequence of Sound, l’Américain aurait signé un contrat pour réaliser un documentaire sur la musique de New York des années 1970 : les New York Dolls, les Ramones, Lou Reed, Blondie, les Talking Heads ou encore Television. Pas surprenant, puisque Martin a aussi dans l’idée de réaliser un documentaire sur les Ramones et adore les Clash. « La dernière chose qui m’a vraiment excité était le punk, a-t-il déclaré, parce qu'il y avait là de la colère. »

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