Les 20 albums importants de 2017

2017 pourrait s’arrêter aujourd’hui que ce serait déjà une belle année, riche en surprises et en confirmations. La preuve avec ces vingt albums à (ré)écouter tout l’été.

The XX – « I See You »

Date de sortie : 13 janvier 2017

Contexte : Alors que l’année s’annonce profondément hip-hop, The XX prouve que l’indie-pop a encore quelques arguments à faire valoir.

Pourquoi c’est marquant : Parce que ça faisait cinq ans qu’on l’attendait et que, contrairement à bon nombre d’albums qui se font attendre, on n’a pas été déçu. C’est singulier, bien ficelé et ça prouve que l’on peut faire de la musique populaire tout en étant sophistiqué.

Bonobo – « Migration »

Date de sortie : 13 janvier 2017

Contexte : En plein hiver, Bonobo compose la BO parfaite de ces voyages que l’on aimerait sans fin.

Pourquoi c’est marquant : Parce que « Migration » est une fresque électronique élégante, faite de boucles accrocheuses et de ritournelles au lyrisme prononcé. Écouter Break Apart, par exemple, c’est la certitude de vouloir appuyer à nouveau sur « play » dans la foulée.

Vald – « Agartha »

Date de sortie : 20 janvier 2017

Contexte : C’est le début de l’année, on se remet à peine des vacances de Noël et Vald débarque tel un Dieu (cf. la pochette) pour nous mettre la « mégadose », nous dire « Je t’aime » et nous raconter ses histoires de « petite chatte ».

Pourquoi c’est marquant : Parce que Vitrine, Kid Cudi ou Blanc sont autant de morceaux à écouter si l’on croit au futur.

Migos – « Culture »

Date de sortie : 27 janvier 2017

Contexte : De Gucci Mane à Young Thug, en passant par Future et 21 Savage, Atlanta s’est plus que jamais imposée comme une ville qui compte au sein du paysage hip-hop mondial. Alors, forcément, ce trio se devait de le rappeler aux plus sceptiques. 

Pourquoi c’est marquant : Parce Migos se démarque du reste de la scène d’Atlanta avec un flow saccadé, des beats qui transpirent la drogue et des tubes qui, comme on le disait en janvier, sonnent comme un aller simple vers la gloire.

Fishbach – « À Ta Merci »

Date de sortie : 27 janvier 2017

Contexte : Alors que les médias ne cessent de prôner l’émergence d’une nouvelle scène française, Fishbach leur donne amplement raison avec un premier album parfait de bout en bout.

Pourquoi c’est marquant : Parce que la Française prouve qu’il est possible de jouer avec les codes du passé sans nostalgie et que les douze titres d’« À Ta Merci » s’enchaînent sans forcément se ressembler ou respecter un quelconque fil rouge : tout y est libre, singulier et emblématique de notre époque.

Stormzy – « Gang Signs & Prayer »

Date de sortie : 24 février 2017

Contexte : Le grime est revenu en force ces dernières années : Skepta a remporté un Mercury Prize, treize ans après Dizzee Rascal, Wiley jouit d’une seconde jeunesse, Drake en est fan et Stormzy en incarne l’avenir. 

Pourquoi c’est marquant : Parce que Stormzy emmène le grime dans des contrées jusqu’ici inexplorées. « Gang Signs & Prayer », ce n’est donc pas seulement un disque, c’est un manifeste pour l’avenir du genre.

Sleaford Mods – « English Tapas »

Date de sortie : 3 mars 2017

Contexte : Fidèle à ses intentions, Sleaford Mods continue de chanter sur fond de post-punk les rues crasseuses d’une Angleterre en plein doute, aussi bien dans le foot que dans la politique.

Pourquoi c’est marquant : Parce que ces deux héros de la classe moyenne répètent leur formule en parvenant encore une fois à surprendre avec des tubes bancals, nerveux et parfaitement imparfaits.

Cameron Avery – « Ripe Dreams, Pipe Dreams »

Date de sortie : 10 mars 2017

Contexte : Quelques mois après que le monde ait compris que Leonard Cohen était mûr pour la grande faucheuse, le bassiste de Tame Impala prouve que la musique du Canadien survivra chez la plupart d’entre nous. 

Pourquoi c’est marquant : Parce que l’Australien ringardise plusieurs générations de crooners, parce qu’il est accompagné par un orchestre à cordes sans que ça sonne pompeux, et parce que ce premier album solo est cousu de mélodies vertigineuses.

Juliette Armanet – « Petite Amie »

Date de sortie : 7 avril 2017

Contexte : Après plusieurs EP’s prometteurs, Juliette Armanet démontre que la variété française n’est pas un vilain mot, réservé à Vianney ou au canapé de Michel Drucker.

Pourquoi c’est marquant : Parce que la Française se met au service de mélodies pures et a besoin de peu (un piano, notamment) pour introduire de la dramaturgie et de la mélancolie dans ce qui semble à première vue de simples comptines inoffensives.

Kendrick Lamar – « Damn »

Date de sortie : 14 avril 2017

Contexte : La situation des Afro-américains est toujours aussi préoccupante. Heureusement, des MC’s de la trempe de Kendrick Lamar semblent prêt à donner continuellement de la voix.

Pourquoi c’est marquant : Parce qu’entre le brûlot politique et le tube imparable, entre le récit introspectif et l’egotrip, Kendrick Lamar veut tout faire et fait tout bien. Voire très bien.

Columbine – « Enfants Terribles »

Date de sortie : 21 avril 2017

Contexte : Coincé entre les albums de Kendrick et de Damso, le premier forfait de Columbine aurait pu passer complètement inaperçu. C’était sans compter la puissance de frappe de ces rennais.

Pourquoi c’est marquant : Parce que même si les textes de Columbine ont souvent une dimension comique, les introspections de ces neuf jeunes hommes émotifs donnent naissance à des morceaux d’une surprenante richesse.

Damso – « Ipséité »

Date de sortie : 28 avril 2017

Contexte : En pleine effervescence, la scène belge se devait de se trouver un représentant charismatique, un MC capable de tout défoncer derrière le micro et d’éclater les scores, physiques et digitaux. Avec Damso, c’est chose faite.

Pourquoi c’est marquant : Parce qu’on avait rarement entendu un verbe aussi profond masqué derrière une évidente vulgarité et des punchlines débitées avec une aisance folle.

Gorillaz – « Humanz »

Date de sortie : 28 avril 2017

Contexte : Dans un contexte politique toujours plus inquiétant, Gorillaz est l’un des seuls groupes pop à prendre position et à émettre des opinions tranchées dans ses morceaux. C’est à la fois inquiétant et rassurant. 

Pourquoi c’est marquant : Parce que, même si « Humanz » est assez irrégulier, un album de Gorillaz reste un événement. Surtout avec un casting pareil : Vince Staples, De La Soul, Popcaan, Grace Jones et même Noel Gallagher.

Mac Demarco – « This Old Dog »

Date de sortie : 5 mai 2017

Contexte : En mai, Shakira, Soan et Isabelle Boulay ont sorti un nouvel album. Il fallait donc bien un nouveau Mac DeMarco pour nous remonter le moral.

Pourquoi c’est marquant : Parce que le Canadien y prouve qu’il est bien plus que le simple idiot du village de la scène indie-rock. Ici, tout est doux, poétique, mélancolique, et s’entend comme une ode à la paresse plutôt qu’à la déconne.

Perfume Genius – « No Shape »

Date de sortie : 5 mai 2017

Contexte : Future balance enfin le clip de Mask Off et fait exploser les compteurs YouTube. Perfume Genius, lui, sort son quatrième album dans une étonnante discrétion et semble s’en contenter. 

Pourquoi c’est marquant : Parce qu’à l’heure où pas mal d’artistes cèdent à l’outrance, il est bon d’entendre un album de pop vierge de tout artifice, même si Perfume Genius sait aussi à l’occasion parer ses mélodies de petites intentions plus orchestrales.

Aldous Harding – « Party »

Date de sortie : 19 mai 201 

Contexte : Au sein d’une année agitée par les attentats et par l’investiture de Trump, Aldous Harding est venue apaiser les esprits. Forcément, on lui dit merci.

Pourquoi c’est marquant : Parce que ça fait du bien d’entendre une fille seule derrière sa guitare qui préfère sublimer les petites habitudes quotidiennes plutôt que de chanter ses peines la voix en berne.

Simorgh – « Simorgh »

Date de sortie : 19 mai 2017

Contexte : Si le rap terrasse la concurrence actuellement sur les sites de musiques en ligne, il existe encore des artistes sans aucun potentiel commercial aptes à faire vibrer l’âme du hip-hop. Lucio Bukowski et Lionel Soulchidren le rappellent avec ce projet exigent.

Pourquoi c’est marquant : Parce que « Simorgh », en dépit d’un manque cruel de relai dans les médias, est un disque à la beauté littéraire indéniable, du genre à ridiculiser un paquet de poètes portés aux nus lors de la rentrée littéraire et à s’écouter un dictionnaire à la main.

Cigarette After Sex – « Cigarette After Sex »

Date de sortie : 9 juin 2017

Contexte : Quelques jours après que Trump ait annoncé le retrait de son pays de l’accord de Paris sur le climat, Cigarette After Sex chante l’amour, et ça fait du bien.

Pourquoi c’est marquant : Parce que, même si l’album est assez redondant, les Américains n’offrent pas de simples mélodies ici, mais des hymnes où caler son mal-être.

SZA – « CTRL » 

Date de sortie : 9 juin 2017

Contexte : Solange, Syd, Kelhani… Le R&B se porte on ne peut mieux aux États-Unis. Et SZA, signée sur le label de Kendrick Lamar, entretient la hype avec brio.

Pourquoi c’est marquant : Parce que SZA prouve qu’elle peut être bien plus qu’une simple guest sur les disques de Rihanna. À 26 ans, elle prend le pouvoir avec un premier album solo et impose sa stature. Si bien que Pharrell, Drew Barrymore et RZA lui font désormais des courbettes.

Vince Staples – « Big Fish Theory »

Date de sortie : 23 juin 2017 

Contexte : Tandis que le monde du rap pleure la disparition de Prodigy, Vince Staples, lui, balance son album le plus abouti à ce jour.

Pourquoi c’est marquant : Parce que le MC de Los Angeles s’essaye à des beats hérités de la techno de Détroit, parce qu’il arrive à nous faire danser sur des titres qui transpirent le constat fataliste et parce qu’un morceau comme Big Fish devrait nous permettre de passer l’été sans trop de souci.

 

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