20 ans après, Eminem réédite le super culte "Slim Shady LP"

Le 23 février 1999, le monde entier découvrait "The Slim Shady LP" et assistait éberlué à la métamorphose d’Eminem, passé en quelques années d’un simple rookie à véritable poids lourd du hip-hop mondial.

Son nom est... 20 ans après sa sortie, « The Slim Shady LP » conserve un indéniable pouvoir de fascination, celui dont manquent cruellement les derniers albums d’Eminem… Parce qu'il marque le début de sa collaboration avec Dr. Dre (ce qui explique sans doute les inclinaisons g-funk de certains morceaux), parce qu'il contient au moins un tube (l'immense My Name Is, basé sur un sample du titre I Got The… du pianiste britannique Labi Siffre) et parce qu'il est sur le point d'être réédité, accompagné de multiples instrumentaux, a capella et bonus (Bad Guys Always Die, en duo avec Dre et présent sur la bande-son de Wild Wild West).

White trash. Comme dans n’importe quel film hollywoodien, rien ne prédisposait pourtant Eminem à un tel succès : ni sa couleur de peau (c'est fou, mais c'est comme ça...), ni son premier album, « Infinite », sorti trois ans plus tôt dans une indifférence cruelle mais presque logique. En clair, Eminem est un second couteau, qui ne peut même pas compter sur le hip-hop pour subvenir aux besoins de sa fille ou envisager un autre quotidien.

Dos au mur, il décide alors d’en raconter chaque détail : les relations conflictuelles avec sa mère toxicomane, son envie de tuer la mère de sa fille (97 Bonnie & Clyde, déjà présent sur « The Slim Shady EP » en 1997, où il finit par jeter à l'eau le corps de son ex-compagne) ou encore ce camarade de classe qui l’a plongé dans le coma quand il était gamin (Brain Damage).

Côté obscur. « The Slim Shady LP », c'est donc la face sombre de Marshall Mathers. Celle d'un jeune homme élevé au son de Public Enemy et de Mobb Deep, d’un white trash qui, à en croire le magazine Rolling Stone, raconte « avec justesse la précarité, la pauvreté ou encore le désespoir », tandis que le LA Times y voit un artiste apte à faire « passer un meurtre pour quelque chose de drôle à faire juste pour passer le temps ».

Celle, enfin, d’un rappeur qui rencontre désormais un véritable succès (ce deuxième album s’est écoulé à plus de 10 millions d’exemplaires) et qui, contrairement à ce qu’il développera plus tard sur « The Eminem Show », semble davantage soigner ses plaies que celles de l’establishment américain.

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