Le 1er janvier 1989, le jour où Nirvana a signé chez Sub Pop pour 600 dollars

C’est bien connu, il ne se passe jamais rien le 1er janvier, mais c’était sans compter sur Kurt Cobain. Après un nouvel an bien chargé fin 1988, Nirvana signait son premier contrat sur le célèbre label de Seattle, pour presque trois fois rien.

Le groupe phare du grunge des nineties a beau être originaire d’Aberdeen (Washington), il reste dans l’inconscient collectif un pilier du « Seattle sound ». Pourquoi, comment ? Simple. Parce que Nirvana, fondé en 1987, doit tout à Sub Pop, un fanzine (Subterranean Pop) créé par Bruce Pavitt à Seattle au début des années 1980. Par la suite, le magazine imprimé avec trois bouts de ficelle deviendra un label indie et lancera, dès novembre 1988, la carrière du trio grâce au single Love Buzz. Un morceau qu’on retrouvera plus tard sur « Bleach », premier album du groupe, et qui inaugure à l’époque la longue série des « Singles Club » de Sub Pop, ce service de souscription où les fans reçoivent tous les singles du label en échange d’un abonnement mensuel.

C’est ainsi que deux mois après avoir publié Love Buzz, Nirvana officialise son mariage avec Sub Pop le 1er janvier 1989. Un jour étonnant pour signer un contrat, certes, mais un pacte avec le diable qui profitera à tout le monde, à commencer par Sub Pop qui a réussi à séduire les trois gamins perturbés moyennant une avance de… 600 dollars. C’est ce qui apparaît en toutes lettres sur le contrat : Nirvana s’est engagé avec Sub Pop pour une première année, avec une clause de réengagement leur donnant droit à 12 000 dollars l’année suivante, puis 24 000 l’année d’après.

Comme on le sait, le groupe n’attendra pas longtemps pour faire parler de lui. Quelques mois après la signature chez Sub Pop, Nirvana publie son premier album, « Bleach », qui s’est depuis vendu à deux millions d’exemplaires aux États-Unis (la meilleure vente de Sub Pop à ce jour). Un coup de génie artistique, doublé d’un bon coup commercial pour le label. L’album fondateur du grunge a donc vu le jour grâce à une modeste avance de 600 dollars, et comme l’indiquera plus tard Jack Endino, producteur de « Bleach », n’a guère coûté plus : précisément 606,17 dollars pour 30 heures d’enregistrement. Preuve que même si Cobain et Novoselic étaient déjà des chiens fous, ils savaient néanmoins maitriser leur budget.

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