Les 10 meilleurs clips censurés du rap français

Lacrim sortait en mars son clip "Force & Honneur" bloqué par YouTube en raison de sa violence. L'occasion de revenir sur 10 clips censurés du rap français et pourtant inoubliables.

J’appuie sur la gâchette – NTM. Si Kool Shen et JoeyStarr ont fini par prendre un abonnement au Palais de Justice au cours des années 1990, c’est bien avec le clip de J’appuie sur la gâchette qu’ils connaissent leurs premiers déboires judiciaires. En cause ? Des images et des paroles qui inciteraient au suicide. Réalisé par Seb Janiak, un proche de NTM, le clip est alors refusé par l’ensemble des antennes françaises. Aujourd’hui encore, l’incompréhension reste totale.

La fin de leur monde – IAM. « Le clip a été censuré en raison du format d’abord : en France et dans le monde, un morceau de plus de 3mn25, sans refrain, ça ne passe pas. Et aussi parce qu’on n’avait pas les droits sur les images », disait Akhenaton à Roads Magazine. À ces raisons, on peut également ajouter des images chocs, extraites des différents 20h français.

Hardcore – Ideal J. Alors qu’il est en convalescence chez lui après une opération des ligaments croisés, JR Ewing tourne en rond et a l’idée d’enregistrer ce qu’il considère comme choquant à la télé. Fier de son idée, il compile alors chaque séquence qu’il trouve éloquente et collecte le tout sur plus de cent VHS, histoire d’avoir suffisamment de matière pour réaliser le clip de Hardcore, impressionnant montage d’images aussi brutes que crues. Malheureusement, Barclay trouve le procédé trop violent et demande à Armen Djerrahian d’en réaliser une nouvelle version, toute aussi engagée mais plus convenable.

78 – Expression Direkt (feat. Big Red). Révélé au grand public grâce à Mon esprit part en couilles, présent sur la BO de La Haine, Expression Direkt a toujours fait partie des entités les plus intransigeantes du rap français. Dans le clip de 78, par exemple, les rappeurs de Mantes-la-Jolie poursuivent arme à la main les fascistes de l’Hexagone. Ça a beau être finement scénarisé et mis en scène, le propos est considéré comme une incitation à la haine…

J’pète les plombs – Disiz La Peste. À première vue, J’pète les plombs est un titre inoffensif et rigolo, juste bon à détendre l’atmosphère au sein d’un premier album (« Le Poisson Rouge ») chargé de textes conscients, engagés et sombres. Ça ne lui permet pas pour autant de se faire une place tranquille au sein des chaînes télévisés, qui l’interdisent aux heures de grande écoute. Une restriction qui n’empêchera pas Disiz La Peste d’en écouler plus de 200 000 exemplaires.

Pour ceux – Mafia K’1 Fry. Réalisé par le collectif Kourtrajmé, le clip de Pour Ceux est immédiatement interdit des chaînes de télé, qui refusent de diffuser des images violentes, tournées caméra à l’épaule au cœur des cités du 94. Mais ça, la Mafia K’1 Fry s’en moque : elle tient là un clip mythique, qui forge sa réputation et inspirera des dizaines et des dizaines de rappeurs à reprendre le même procédé.

J’ai 40 meufs – Morsay. Morsay a beau être aussi bon rappeur que votre cousin de 15 ans enregistrant ses premières démos dans sa chambre, ça ne l’a pas empêché d’être dans le viseur des syndicats de police pour le clip J’ai 40 meufs, où il apparaît armé et rappe : « J’nique la police municipale ». Même le ministre de la culture de l’époque, Frédéric Mitterrand, monte au créneau et explique que « la liberté d’expression ne doit pas être le prétexte à des dérives incitant à la haine ou à la violence ».

France à fric – Rockin Squat. Bon ok, on triche un peu. Ce n’est pas un clip à proprement parler, mais le cas est intéressant : en 2008, Rockin’ Squat, le leader d’Assassin, est invité sur le plateau du Grand Journal pour interpréter Enfant de la balle, titre où il se livre pour la première fois sur sa famille et son enfance. Jamais contre l’idée de niquer le système, le frère de Vincent Cassel, lui aussi invité sur le plateau, change de braquet au dernier moment et interprète France à fric, où il tire à boulet rouge sur tout le monde. Dans la foulée, le rappeur est interdit de Taratata, de toutes télévisions, et le passage de l’émission banni de YouTube…

Selfie – Vald. Un peu à la manière de 2Pac avec How Do U Want It, Vald a réalisé deux versions pour le clip de Selfie, l’une destinée aux chaînes télé et à YouTube, l’autre nettement plus pornographique. Forcément, cette version passe mal chez les bien-pensants et le rappeur est prié de la réserver aux plus de 18 ans.

Putain d’époque – Dosseh et Nekfeu. Quatre jours après sa diffusion en novembre dernier, le clip de Putain d’époque a déjà été vu plus de quatre millions de fois quand il disparaît soudainement de YouTube. La raison ? On évoque un temps des ressemblances étranges avec le clip de Gosh de Jamie XX, mais c’est bien suite aux plaintes de l’artiste Kader Attia que le clip a été retiré. Le Français accusait notamment Dosseh et Nekfeu d’avoir plagié son œuvre de 2007, Ghost.

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