10 choses que vous ne saviez pas sur Snoop Dogg

La carrière de l’Américain est énigmatique, imprévisible et remplie de détails croustillants. En voici déjà dix.

Il doit son surnom à un dessin animé. Petit, Snoop Dogg passait son temps devant la télé à regarder différents dessins animés. Parmi eux, Peanuts, dont le personnage Snoopy a visiblement donné des idées à sa mère. En revanche, pour le côté gangsta, on repassera.

Sa famille est plus connue que vous ne le pensez. Neveu de Bootsy Collins, un musicien qui a pas mal trainé avec James Brown et Parliament aux débuts des années 1970, Snoop Dogg est également l’oncle de Lil’Bow Wow, cousin de Brandy, Daz Dillinger (membre du Tha Dogg Pound) et Nate Dogg. Aux côtés de ce dernier, il formera d’ailleurs son premier groupe, 213, en référence à l’indicatif téléphonique de Long Beach, d’où ils sont originaires.

Il a pété les scores dès son premier album. S’il a été ouvertement décrié par une certaines critiques, « Doggystyle », porté par des titres aussi mythiques que Murder Was The Case et Gin and Juice, s’est vite imposé comme un classique du hip-hop. Une semaine après sa sortie, en novembre 1993, il s’était d’ailleurs écoulé à plus de 800 000 exemplaires.

Il a boosté les ventes de Tommy Hilfinger. En mars 1994, Snoop Dogg s’avance sur le plateau du Saturday Night Live pour une reprise du classique de Slick Rick, La Di Da Di. Sur ses épaules, un pull bleu, blanc, rouge avec un « Tommy » inscrit en gros sur l’avant. Deux ans après que Grand Puba ait offert une street credibility à la marque américaine dans son clip What’s The 411?, Snoop Dogg prend donc le relai et lui permet d’exploser ses ventes. C’est bien simple, le lendemain de l’émission, le pull est déjà sold out.

Il a pris la défense de Nas devant les Crips. C’est un fait désormais connu : dans les années 1990, Los Angeles était une ville tiraillée entre deux gangs. D’un côté, les Bloods, habillés en rouge ; de l’autre, les Crips, habillés en bleu. Un code vestimentaire que Nas va vite apprendre à ses dépends… Lui qui pensait pouvoir se balader tranquillement dans la Cité des Anges avec sa tunique rouge se voit tout à coup poursuivi par une flopée d’hommes en bleu prêts à en découdre. Par chance, Snoop Dogg, ancien membre des Crips, assiste à la scène et finit par prendre la défense de l’auteur d’« Illmatic », visiblement pas au courant des règles à suivre sur la Côte Ouest.

Il est un des rares à avoir tenu tête à 2Pac. Connu pour son intransigeance et sa volonté d’aller vite une fois en studio, 2Pac avait pour habitude de ne pas perdre une seconde lorsqu’il collaborait avec un autre rappeur. Une fois son texte posé et enregistré, il valait donc mieux que l’autre MC présent soit prêt à prendre la suite, sous peine de se faire insulter ou de ne pas figurer sur le morceau. Snoop Dogg, lui, obtiendra gain de cause : il lui promet de revenir le lendemain avec son texte finalisé et enregistre finalement ce qui reste encore aujourd’hui l’un des hymnes les plus populaires de la West Coast : 2 Of Amerikaz Most Wanted.

Il a largement participé à la guerre East Coast-West Coast. On est en 1995. Alors que 2Pac et Biggie jouent à qui vendra le plus d’albums, que Death Row et Bad Boys s’affrontent dans les médias, Snoop Dogg et son Tha Dogg Pound tentent à leur tour de ridiculiser la Côte Est en enregistrant une parodie de New York, New York, en tournant le clip sur Times Square et en déclarant à une radio locale : « C’est notre ville et vous savez très bien l’embrouille qu’on a avec ces enculés. » Tout en subtilité, donc.

Il est apparu dans un film bollywoodien. On est alors en 2008 et des producteurs à l’affut d’un gros coup l’appellent pour figurer dans Singh Is Kinng, une comédie dont le tournage se déroulera en partie en Australie. Jamais contre l’idée de se faire plaisir et d’encaisser un beau chèque, Snoop Dogg accepte et étoffe ainsi un peu plus sa filmographie – rappelons qu’il a notamment fait des apparitions dans Training Day, Starsky & Hutch, Weeds ou encore Monk.

Il a enregistré un titre avec Eddie Murphy. Snoop Dogg est décidément imprévisible. Capable d’enregistrer des singles avec Dr. Dre, 2Pac ou Pharrell, l’Américain s’écarte parfois de sa passion pour le hip-hop pour tenter des duos improbables. Parmi eux, Willie Nelson, Katy Perry, Psy et donc Eddy Murphy, en 2013, à l’occasion d’un single aux intonations reggae qui ne fera pas date : Red Light.

Il a enregistré un album sous le nom DJ Snoopadelic. C’était en 2012. Alors que le monde du hip-hop se focalise sur sa métamorphose en Snoop Lion, Snoop Dogg, adepte des changements d’identité, se réinvente en king des dancefloors et effectue quelques dates sous le nom de DJ Snoopadelic. Depuis, il est revenu à son patronyme d’origine, et c’est tant mieux.

« Neva Left », son dernier album, est en écoute juste en dessous. 

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