10 artistes qui auraient dû tout péter dans les années 2010

Des singles prometteurs, un premier album enthousiasmant, un son nouveau : à chaque fois, les raisons d’y croire étaient nombreuses. Puis, il y a eu la dégringolade, la séparation ou tout simplement la panne d’inspiration. Focus sur ces artistes qui, bien que parfois géniaux, ont raté la marche du succès.

Chairlift

À la fin des années 2000, Chairlift devient LE groupe hype par excellence, celui qu’il faut écouter sur son iPod bien affalé dans un Starbucks : Bruises a été choisi comme bande-son par Apple pour la sortie d’un de ses produits, et c’est un vrai tube. Seulement, en dépit d'un deuxième album fort séduisant (« Something »), le groupe se plante en 2016 avec « Moth » et se dit bye bye pour tenter l'aventure en solo.

Pour Patrick Wimberly, ce sera en tant que producteur pour des œuvres quand même pas dégueu (« Beyoncé » de qui vous savez, « A Seat At The Table » de Solange ou « Little Dark Age » de MGMT), tandis que Caroline Polachek s’apprête à publier son premier album en solitaire.

Sky Ferreira

S'il fallait schématiser, on dirait que, de 2011 à 2013, Sky Ferreira était au top. Récemment, Pitchfork a même classé Everything Is Embarrassing à la douzième place des 100 singles les plus importants des années 2010. C'est dire... Reste que depuis la sortie de « Night Time, My Time » en 2013, la Californienne se fait rare, et ce n'est pas son dernier single en date, Downhill Lullaby, publié cette année, qui risque d’exciter les foules.

WU LYF

Des hymnes à la fois torturés et fédérateurs, des messages codés balancés sur les réseaux sociaux, comme une preuve qu'ils ont déjà tout compris de leur époque, et un mode de vie DIY, presque anarchique... Bref, ça sent Manchester à plein nez ! Et ça fonctionne : avec son premier album, « Go Tell Fire To The Mountain », WU LYF tourne dans toute l'Europe, séduit les médias (notamment Les Inrockuptibles et Magic, en France) et s'impose comme LA révélation rock de ce début des années 2010. Malheureusement, la formation, trop extrémiste, pas assez carriériste, se sépare dans la foulée.

Jessie Ware

En 2012, alors que sort « Devotion », tout le monde parle de la « future star du R'n'B ». On est aujourd'hui en 2019, et qui peut citer un tube récent de Jessie Ware ? Un morceau de la trempe de ceux de FKA Twigs, Jorja Smith, Mahalia ou Kali Uchis ? Non, personne ? Bon, tant pis.

Joke

Il est ce rappeur arrivé avant que le hip-hop ne devienne le genre le plus populaire de France, celui qui a prouvé que la scène hexagonale ne se limitait pas à l'axe Paris-Marseille et celui qui apporté une nouvelle énergie : un flow plus lent, des rimes salaces et des beats traps à la fois brumeux et économes. Sauf que le Montpelliérain n’a plus rien sorti depuis « Ateyaba » en 2014 et qu’il ne cesse de repousser la parution de son deuxième album.

Un point positif, tout de même : son travail semble avoir marqué toute une génération qui, de Josman à Laylow, en passant par OBOY, Jorrdee et Freeze Corleone, donne l’impression d’avoir trouvé chez Joke suffisamment d’idées pour se lancer à leur tour.

Mai Lan

Mai Lan est tout de même la fille de Kiki Picasso et la sœur de Kim Chapiron. Elle compte aussi des collaborations avec M83, Orelsan, Nikkfurie de La Caution ou Oxmo Puccino. Une enfant de la balle, donc. Sauf que son deuxième album, « Autopilote », est sorti dans une totale indifférence en 2018, et ce n’est pas du tout du tout le destin qu’on lui avait imaginé.

Electric Guest

Si le premier album (« Mondo ») pouvait faire illusion, grâce à deux tubes et à la production de Danger Mouse (véritablement présent partout au début des années 2010), les disques suivants du duo californien (dont « KIN », à paraître le 18 octobre) ne suscitent qu'un intérêt poli. Du genre : « Ouais, pourquoi pas, c'est intéressant », tout en sachant pertinemment que l'on reste sur notre faim.

Rae Sremmurd

En 2016, les frères Brown débarquent dans le circuit, se surnomment les Black Beatles et cartonnent tout au sommet des charts. Depuis, les bonhommes ont multiplié les projets (trois albums et de nombreuses collaborations, notamment avec Madonna et Kendrick Lamar), mais force est de constater qu’ils ne sont pas devenus les poids lourds du rap US. La faute à une concurrence extrême, à une scène d’Atlanta qui se renouvelle en permanence et, il faut bien le dire, à des albums bien trop bancals, jamais à la hauteur de leur ambition.

Lescop

En 2012, son premier album éponyme frappe un grand coup : on compare alors (abusivement) Lescop à Ian Curtis, on le rattache à une nouvelle scène pop française et on salue (à raison) des chansons sombres, sur lesquelles on danse pour s’oublier. Sauf que le protégé du label Pop Noire n’a jamais réussi à renouveler l’exploit. À l’image d’« Écho » où, en 2016, il donne l’impression d’être en panne d’idées, englué dans un mal-être contagieux.

AlunaGeorge

Sur la foi d'un simple single, You Know You Like It, AlunaGeorge est devenu en 2013 un phénomène à suivre, un duo sur lequel il fallait compter. Tout ça, c'est bien beau, et on aurait pu y croire si les deux albums du duo suscitaient autre chose que l'ennui ; une sensation logique compte tenu de la relative faiblesse des compositions. Heureusement qu'on n'avait pas misé, encore une fois, femme et enfants sur la carrière de ces deux loustiques.

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