Que vous le vouliez ou non, ces cinq artistes vont faire 2019

Ils viennent de Belgique, d’Angleterre, de Montréal ou de Toulouse, ils sont signés sur des majors ou chouchoutés par des artistes respectés, ils débarquent avec un premier album ou un simple EP et ont comme point commun de pouvoir toucher le cœur du grand public cette année.

Charlotte Adigéry  

Qui est-elle ? Une personne aux deux personnes, comme le dirait une comédie française de seconde zone. En clair : Charlotte Adigéry, signée sur le label de Soulwax (DEEWEE), officie sous deux entités. D’un côté, WWWater, un side project qui la rapprcohe des incantations de FKA Twigs. De l’autre, différents EP enregistrés sous son nom et nettement plus inspirés par la musique de ses ancêtres (caribéens, nigérians, etc.). 

Ce qu’elle prépare ? Le 8 février, Charlotte Adigéry dévoile son deuxième EP, "Zandoli", et c’est une excellente nouvelle : pour les musiques électroniques, pour notre société (BBC narre le tourisme sexuel des femmes d’une quarantaine d’années) et pour Tinder – la Caraïbo-belge l’a enregistré aux côtés de Bolis Pupul, qu’elle a rencontré sur l’application de rencontres. 

Pourquoi on l’aime ? Parce qu’on n’avait pas entendu depuis un petit moment une dance music aussi riche en intentions, aussi adaptée aux rythmes de la danse gwoka qu’aux clubs les plus branchés d’Europe.

AJ Tracey 

Qui est-il ? Il aura suffi au Londonien d'à peine quelques mixtapes et EP pour être considéré par le Guardian comme le « nouvel espoir de la scène hip-hop made in UK ». Alors oui, la presse a tendance a donné ce genre de titre à n'importe qui, mais AJ Tracey le merite plus qu'aucun autre actuellement. 

Ce qu’il prépare ? Tout simplement son premier album éponyme, à paraître le 8 février et d’ores et déjà annoncé par l'intense Doing It. 

Pourquoi on l’aime ? Parce que AJ Tracey doit finalement autant à Skepta et Dizzee Rascal qu'à Denzel Curry et A$AP Rocky. Ce qui donne un hip-hop hybride, à l'esprit vif, ou un grime nuancé, plus ouvert mélodiquement - c'est selon !

Norma 

Qui est-elle ? Il faut croire qu'être toulousaine, féministe et fan de Fiona Apple n'a rien d'un obstacle pour se faire un nom dans le paysage rock : depuis 2016 et la sortie de l'EP « Badlands », Norma s'est ainsi fait remarquer par les inRocKs Lab et Quotidien, mais surtout grâce à une vision du rock tout en classe, en séduction et en introspection. 

Ce qu’elle prépare ? Avec « Female Jungle », à paraître le 25 janvier, Norma parle de désir féminin, d’affirmation personnelle, de vulnérabilité et de fantasme, un peu comme si ce premier album, dit-elle, répondait à « une pulsion quasi érotique prenant racine dans le bas du ventre ». 

Pourquoi on l’aime ? Parce que la beauté de la musique de Norma, sa puissance de séduction, le plaisir sensible qu’elle procure tient dans sa faculté à saisir l’instant et, sans jamais les singer, à rendre hommage aux divas MTV des années 1990.

Heuss L’Enfoiré 

Qui est-il ? À 28 ans, Heuss L'Enfoiré (Karim Djeriou, à l'état civil), pourrait avoir du retard sur une nouvelle génération qui accumule déjà au top des streams la majorité à peine atteinte. Sauf que, ces deux dernières années, le Parisien a aiguisé ses rimes dans Rentre dans le Cercle, posé sur « 93 Empire » et publié quelques morceaux et freestyles qui accumulent presque trop facilement les millions de vues. 

Ce qu'il prépare ? Jusqu’à présent, Heuss L’Enfoiré fait partie de ces gens précieux, dont les rares apparitions méritent d’être saluées comme il se doit. Sauf que son premier album (« En esprit », sortie le 25 janvier) pourrait bien l’aider à passer un cap avec ses featurings prestigieux (Koba LaD, Vald, Sofiane) et ces singles qui kickent sévère (L’enfoiré). 

Pourquoi on l’aime ? Parce qu’au-delà de ses concessions faites aux tendances actuelles (Le méchant, avec sa voix autotunée et sa mélodie taillée pour s’enjailler dans les chichas...), le Parisien déploie par instant un sens de la narration et de la rime apte à faire trembler les sous-vêtements des fanatiques du 16-mesures.

Hubert Lenoir  

Qui est-il ? Il aime autant Bowie que Rihanna, est passé par le The Voice canadien, il publie des clips où son look androgyne est clairement mis en avant, a déjà remporté trois distinctions aux Victoires de la musique québécoises et a retourné le public des dernières Transmusicales : à 24 ans, on connaît pire CV ! 

Ce qu’il prépare ? Un premier album solo (« Darlène », à paraître le 1er février) qui tient finalement plus de l'opéra-rock et de ce que pouvait entreprendre Christophe dans les années 1970 que de la compilation de singles. 

Pourquoi on l’aime ? Parce que, justement, sa démesure, son excentricité, sons sens mélodique et sa faculté à s’attaquer au conservatisme pop nous rappellent les grandes heures de l’auteur du « Beau Bizarre » ou de « Samouraï ».

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