Que penser de "Here Comes The Cowboy", le nouvel album de Mac DeMarco ?

À 29 ans, Mac DeMarco semble avoir déjà tout connu : les excès, le succès et les tournées interminables. Il continue pourtant de nous surprendre avec un quatrième album subtilement étrange, pas vraiment taillé pour les saloons et les longues balades à cheval.

Le sens de la fête. Le parallèle risque d’en étonner plus d’un, mais il est nécessaire : contrairement à des artistes comme Angèle, Roméo Elvis ou Billie Eilish, dont les albums sont bien (trop ?) sérieux par rapport au décalage de leurs pochettes ou de leurs clips, Mac DeMarco n’est pas du genre à mentir sur la marchandise. Le clip de Nobody promettait un quatrième album étrange, « Here Comes The Cowboy » l'est sur bien des points.

À croire que Mac DeMarco n'est plus ce kid turbulent composant la B.O. languide des slackers. C'est désormais un musicien blasé par les tournées interminables, lassé par son rythme de vie et visiblement toujours plus introspectif depuis la sortie en 2017 de « This Old Dog » : « Je suis actuellement à ma place, là où je me fiche de tout », a-t-il récemment déclaré à Huck Magazine.

En direct de Los Angeles. « Here Comes The Cowboy » est aussi le premier album solo de Mac DeMarco à paraître sur une autre structure que Captured Tracks. Comme annoncé il y a quelques mois, le kid d’Edmonton a désormais son propre label (simplement nommé Mac’s Record Label), et cela lui permet à présent de se libérer de son personnage quelque peu cartoonesque, de parler avec son bide (toujours bien rempli de bières, rassurez-vous), d'être plus libre tout simplement - ce qui explique sans doute pourquoi il a pris le temps d'enregistrer son disque tranquillement chez lui, à Echo Park, un des quartiers branchés de L.A.

Du plaisir. Malgré le tempo ralenti, les textes sans doute plus réfléchis que par le passé et la volonté de s'exprimer sans pudeur - plutôt que de satisfaire un public qui lui voue un culte -, « Here Comes The Cowboy », on la dit, reste malgré tout un disque blindé d'autodérision. Parce que le Canadien s'y fait plaisir : les notes d'aigüe sur Finally Alone, le groove piqué à George Clinton sur Choo Choo, les synthés angoissants de Heart To Heart. Parce que certains morceaux semblent volontairement difficiles à l'écoute (K ou la chanson-titre, très répétitive). Et parce que ça s’est toujours passé comme ça chez le Mac.

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