Le disque du jour : « The Now Now » de Gorillaz

Après plusieurs semaines passées à teaser « The Now Now » avec la frénésie d’un ado découvrant Snapchat, Gorillaz en dévoile enfin le contenu. Et, malgré quelques longueurs, ce sixième album paraît bien plus humain que le précédent.

Jamais parti, toujours de retour. Il y a un peu moins d’un an, « Humanz » débarquait dans les bacs et s’imposait comme un disque excessif. Du fait de son casting, tout du moins : Vince Staples, De La Soul, Grace Jones, Kali Uchis, Benjamin Clementine ou encore Noel Gallagher avaient répondu à l'appel des Anglais, sans parvenir pour autant à faire de ce cinquième album autre chose qu'une curiosité dans la discographie de Gorillaz.

Que l’on se rassure, « The Now Now » en est son contraire : ici, peu d’invités clinquants (seuls Snoop Dogg, George Benson et Jamie Principle pointent le bout de leur nez), une absence notable (celle de Murdoc, remplacé par un dénommé Ace) et tout un tas de mélodies que l’on qualifiera de plus intimistes.

Œuvre intime. « J’ai écrit et enregistré certains titres lors de la tournée de « Humanz » de 2017 aux États-Unis, et certains étaient inspirés par de vrais moments d’introspection. Peut-être qu’on retrouve ça sur certains morceaux… » Interrogé par les Inrocks, Damon Albarn ne croit pas si bien dire : Magic City, Fire Files ou encore One Percent, tous ces morceaux flirtent avec les caractéristiques les plus intimes de l’Anglais. En tout cas, bien plus que Kansas, Hollywood et Idaho où le quatuor donne l’impression de proposer une carte alternative des villes auxquelles il dédie ses morceaux, avec la fougue et la science du tube qu’on lui connaît.

En phase. Contrairement à « Humanz », « The Now Now », produit par James Ford (Arctic Monkeys, Foals, Depeche Mode), est donc un disque qui s’éparpille moins et paraît mieux maîtrisé. Il y en a bien sûr pour tout le monde, Gorillaz est aujourd’hui une machine imparable et est en quelque sorte contraint de ne pas négliger certains de ses admirateurs (de la première heure ou non) : en onze morceaux, on trouve ainsi des pop songs ensoleillées (Humility), des mélodies presque psychées (Souk Eye), des refrains groovy (Sorcererz) et même des références passéistes (Tranz, sous haute influence des Buggles).

Mais la force de Damon Albarn et sa bande est ne de jamais forcer le trait, de ne jamais en faire trop. À l’image de ce Lake Zurich (presque) dépourvu de voix, comme pour mieux laisser s’exprimer toute l’intelligence mélodique d’un groupe qui, décidément, semble toujours autant en phase avec son époque.

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